26 juillet 2011
En vie
Un souffle de vent effleure les collines jumelles,
Une légère brise humide et enivrante,
Dressant leurs pointes telles deux sentinelles,
Les abandonnant droites, fières et quémandantes.
Une carapace chaude les enveloppe alors,
Les recouvrant, les caressant, les malmenant,
Les dressant encore plus, encore et encore,
Et au point de rupture les abandonnant.
Et le vent joueur continue son chemin,
Effleurant de ci de là le léger renflement,
Se laissant guider par le doux parfum,
Vers la grotte secrète qui cache tous les serments.
Taquin il approche, s’éloigne, se rapproche et explore,
Tourbillonnant, enivrant, par petite touche se faufilant,
Entourant de sa fraîcheur la perle brûlante du trésor,
Sésame de la grotte, but de ce petit vent.
L’insistance du vent fait ouvrir la porte,
Et dans toute sa splendeur la grotte s’offre a lui,
Mêlant à son souffle la chaleur humide qu’elle apporte,
Suprême récompense qui prouve qu’il a réussit.
Sans préambule, il enfle tel un orage,
S’engouffre d’un coup au plus profond de la nuit,
Malmenant les parois, pris d’une soudaine rage,
Ne laissant à la grotte pas le moindre répit.
Sous ses assauts sans cesse répétés,
La grotte lui répond, semblant prise de folie,
Le monde bascule se mets à trembler,
Et venant de nulle part monte un immense cri.
01 juillet 2011
Tylyne -7-
Tylyne a quitté Erethil, envoyée par sa soeur dans une célèbre école de bardes, tant pour apprendre enfin son futur métier que pour l'éloigner de la guerre qui faisait rage a Erethil (officieusement j'ai stoppé le jeu plusieurs mois). Les années ont passées, Tylyne a grandit, elle a maintenant 16 ans.
Tylyane ma soeur chérie,
Ceci est la dernière lettre que tu recevras de Darromar. Ma formation est enfin finie, je reviens chez nous. A la nouvelle lune tu me verras débarquer du bateau et je pourrais enfin te serrer à nouveau dans mes bras.
Jamais je ne pourrais assez te remercier de m’avoir envoyer dans cette école, j’y ai appris tant de choses, sur moi, sur mon art. Vous m’avez terriblement manqué toi, Kenshiro et la petite Mayumi. Elle a du tellement grandir, je ne la reconnaîtrai pas je pense. Malgré des études très prenantes, je n’ai cessé de penser a vous et a tous mes amis que j’ai laissés derrière moi a Erethil.
En parlant d’amis, P’tite Puce m’a quitté. Elle est partie un beau matin, aussi soudainement qu’elle était arrivée. Je crois que la vie au Téthyr ne lui convenait pas, a moins qu’elle ne soit partie rejoindre ses semblables. En partant elle a laissé un grand vide dans ma vie, même Rayure semblait triste, tu sais comme ils aimaient partir en promenade tous les deux. Heureusement un nouvel ami est entré dans notre vie, j’ai hâte de te le présenter. Il ne remplacera jamais ma P’tite Puce, elle restera à jamais ma première amie, mais je l’aime beaucoup. Tu verras il est très facétieux.
Je vous embrasse très fort tous les trois. Je me languis de fouler à nouveau la terre de notre chère île, de parcourir avec toi les belles forets qui la couvrent et surtout de vous serrer dans mes bras.
Vous me manquez
Tylyne
Sur le bateau qui la ramène vers Erethil, Tylyne écrit ce poème :
Je reviens
Les embruns emmêlent mes cheveux
Un goût salé sur les lèvres
Les larmes au bord des yeux
Je me laisse emporté par mes rêves
Je reviens vers toi Erethil
Toi qui m’a vu naître
Toi qui m’a vu grandir
Je reviens vers toi Erethil
Ma patrie, mon île
Sous la pale lueur de la lune,
Suivant la route tracée par les étoiles
Le fier navire fend l’écume
Poussé par le vent dans sa grand voile
Je reviens vers vous mes amis
Fiers paladins, protecteurs d’Erethil
Petites gens qui m’avez ouvert votre cœur
Je reviens vers vous mes amis
Qu’a jamais vous soyez bénis
Le vent chargé des odeurs de forets
Le cri d’une mouette annonçant la terre
Elle est la, devant moi, cette île dont je rêvais
Comme posée entre ciel et mer
Je reviens vers toi Tyliane
Ma sœur chérie
Je vais revoir Kenshi et Mayumi
Je reviens vers toi Tyliane
Tylyne -6-
Un autre poème de Tylyne, adréssé cette fois-ci a sa soeur Tyliane, juste pour lui dire combien elle l'aime.
Tyliane,
Des étoiles au fond de ses yeux,
Le noir bleuté de la nuit sur ses cheveux,
La peau dorée comme un gâteau au miel
Et son sourire qui promets des merveilles.
Ses bras toujours prêts a m’accueillir
Pour me consoler et me faire rire.
Ses mains sont douceurs et protection
Pour moi, la p’tite paladine des bonbons.
Elle est ma seule famille, elle est ma sœur,
Elle est toujours la pour effacer mes peurs.
Avec tout son amour elle a su remplacer
Mon papa et ma maman qu’la maladie a emportés
Moi qui ne suis qu’une graine que le vent a semée
Par sa tendresse elle m’aide à pousser.
Moi qui ne suis qu’une fleur prête à s’épanouir,
C’est près de ce bel arbre que je voudrait grandir.
Je voudrais tant un jour lui ressembler,
Qu’elle me regarde les yeux emplis de fierté.
Je n’ai que ces mots, ils sont pour elle
Elle est Tyliane, elle est ma sœur, je l’aime.
16 décembre 2009
Folie ordinaire
Je n'avais dit a la comtesse de Greby que l'exacte vérité. Je n'étais pas né dans la folie, je m'y étais invité. Un soir de printemps j'étais entré en elle, la voyant la désirant je l'avais trouvé belle,cette folie si délirante qui m'avais fait prendre une vieille dame autoritaire et étrange pour un irrésistible ange.
M'enfonçant de plus en plus en mon délire, j'avais entouré la comtesse de mon charme. Je la voulais séduite, a ma merci, sans arme. Et, au moment ou elle allait succomber, oubliant son age son mari décédé, je fus pris d'une rage et sauvagement l'étranglais. Et c'est a son cadavre qu'enfin expliquait la raison de ma démence qui, sans le moindre remord m'avait aidé a la conduire ici au jour de sa mort.
Se souviendrait elle cette vieille aristocrate, si fière de son rang, de son sang, de sa race, se souviendrait elle de l'homme qui l'a tué, elle qui ne pouvait souffrir ceux qui n'étaient point nés...
Lancé dans ma démence comme un train sur des rails, je fis quelques pas de danse et franchit le portail.
La folie ne me quittait plus, mon envie de meurtre ne s'était pas tue. Je cherchais d'autres victimes a lui offrir, d'autres moments dont elle savourerait le plaisir. Je n'étais plus seul sur les chemins, elle était là compagne de chaque instant, promesse de soutien.
Je cueillais sur mes lèvres le dernier souffle d'une bourgeoise naïve qui pensait avoir trouver en moi une distraction a sa vie oisive.
Se souviendrait elle cette femme aisée, si fière de son appartement et de son parc paysagé, se souviendrait elle de l'homme qui l'a tué, elle qui n'avait qu'une peur : être ruinée...
Une catin fut la suivante, qui mourut en me jetant un regard d'amante, peut être heureuse de voir la fin de cette vie qui ne menait a rien.
Se souviendrait elle cette fille perdue, si triste quand elle arpentait les rues, se souviendrait elle de l'homme qui l'a tué, elle qui donnait son corps a ceux qui la payait.
Une jeune fille attira mon attention, fleur a peine éclose et déjà en perdition. Elle était belle, elle était frêle, j'offris a ma démence la demoiselle.
Se souviendrait elle cette douce enfant, si fragile si emplie de tourments, se souviendrait elle de l'homme qui l'a tué, elle qui était a peine sortie de son nid douillet.
Mais ma folie n'était pas satisfaite, de suite je dut repartir en quête, la mort était dans mon sillage, mon délire comme unique paysage.
A bout de souffle, a bout de meurtres, je m'arrêtai, comprenant enfin ou ma démence m'avait amené. Elle me voulait a elle sans artifice, elle attendait de moi l'ultime sacrifice. Jalouse de la vie qui me tenait le corps, elle désirait que je vienne a elle en me donnant la mort.
Debout sur la falaise ou mes pas m'avaient conduis, je levai les yeux vers le soleil qui d'un coup m'éblouis. Je mit les bras en croix et dans le vide me jetai, allant unir mon esprit a celle qui m'attendait.
Me souviendrais je, moi l'homme sans vie, si indifférent aux meurtres que j'avais commis, me souviendrais je de la démence qui m'avait poussé a la rejoindre en enfer pour l'éternité?
Tags : folie, solitude04 mars 2009
Larme de verre
Une larme de verre a coulé sur ma joue,
Perle de tristesse d'une transparente douleur
D'un coup mon monde s'est écroulé,
Et la neige sur mon cœur s'est mise a tomber.
Une larme de verre a coulé sur ma joue,
Les mots se sont inscrits au fer rouge dans mon âme,
Fer rouge glacé qui s'est diffusé dans mon corps
Me laissant pantelante, tétanisée jusqu'à l'aurore.
Une larme de verre a coulé sur ma joue,
Mais au fond de mon cœur réside encore l'espoir,
Faible lumière de vie, timide chaleur,
Qui me donne le courage de me battre encore et encore.
Une larme de verre a coulé sur ma joue,
Attendant la caresse de tes doigts pour se réchauffer,
Désirant ton sourire pour se mettre a vibrer,
Et chasser le froid par la douceur de ton amour;
Une larme de verre a coulé sur mon cœur,
Que reste t'il de toi ? Que reste t'il de nous ?
Perle de douleur qui peux nous séparer,
Ou etre assez forte pour nous rapprocher.








