Mots, et maux, émotions

Ecrits, photos, a vous de lire, a vous de voir

04 mars 2009

Larme de verre

larme

 Une larme de verre a coulé sur ma joue,
Perle de tristesse d'une transparente douleur
D'un coup mon monde s'est écroulé,
Et la neige sur mon cœur s'est mise a tomber.

 

Une larme de verre a coulé sur ma joue,
Les mots se sont inscrits au fer rouge dans mon âme,
Fer rouge glacé qui s'est diffusé dans mon corps
Me laissant pantelante, tétanisée jusqu'à l'aurore.

 

Une larme de verre a coulé sur ma joue,
Mais au fond de mon cœur réside encore l'espoir,
Faible lumière de vie, timide chaleur,
Qui me donne le courage de me battre encore et encore.

 

Une larme de verre a coulé sur ma joue,
Attendant la caresse de tes doigts pour se réchauffer,
Désirant ton sourire pour se mettre a vibrer,
Et chasser le froid par la douceur de ton amour;

 

Une larme de verre a coulé sur mon cœur,
Que reste t'il de toi ? Que reste t'il de nous ?
Perle de douleur qui peux nous séparer,
Ou etre assez forte pour nous rapprocher.

Posté par Tylymymy à 11:13 - Un petit mot [2] - Permalien [#]
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22 février 2009

Amnésie

Consigne 60 pour kaléïdoplumes :

Ce que pensait Balzac de l'espoir : "L'espoir est une mémoire qui désire."

A vous d'écrire la suite.
Le texte prendra la forme que vous désirez.
Vous n'avez pas l'obligation de citer Balzac ou de répéter cette phrase.

_____

Dans les couloirs du métro, il marche, indifférent au temps qui file, indifférent aux gens qui courent, qui courent après le temps qui file. Il marche à contre courant, a contre temps, indifférent aux bousculades. Il avance, le regard rivé par terre, sur cette petite partie du sol ou le mènera son prochain pas. Longuement il examine le carrelage, puis, semblant avoir pris une importante décision, glisse son pied et avance d’un pas. Il s’arrête de nouveau et recommence son manège au milieu de la multitude indifférente a sa solitude.

Qui sait depuis combien de temps il avance ainsi ? Lui-même ne le sait pas, il ne se retourne pas pour voir la distance parcourue. Il marche pas après pas, égrenant son temps quand d’autres le courent

Une nouvelle bousculade le dévie de sa trajectoire. Il n’y prend pas garde et glisse à nouveau vers l’avant, carreau après carreau. Une brusque traction dans son dos le fait s’arrêter juste au bord du quai. Il relève la tête, sourd aux cris qu’un homme lui déverse dans l’oreille.

Sur le mur d’en face, au milieu des graffitis tous plus bariolés les uns que les autres, une inscription l’interpelle. Péniblement, lettre après lettre, il déchiffre les mots, retrouvant en son esprit le mécanisme de la lecture. Lentement la compréhension entre en lui.

Il se retourne, et le temps semble s’accélérer brusquement. Il voit les gens qui courent dans tous les sens. Il entend les bruits, bruits du métro qui passe à toute allure, bruits de talons qui claquent en se précipitant, et les cris de fureur, de désespoir, de haine parfois, d’attente beaucoup.

Il regarde partout, s’ouvrant à ce monde qui n’est pas le sien, tentant de retrouver des repères, des sensations, des souvenirs. Mais rien n’y fait, sa mémoire demeure vide, comme effacée.

Un homme tout de bleu vêtu s’approche de lui. Casquette visée sur la tête, regard arrogant, il l’interroge :

« Papiers ! Votre nom ! »

L’homme porte la main à sa poche, en sort un papier a l’entête d’un médecin. Il sait y trouver dessus le mot amnésie. Mais… il arrête son geste, se tourne une dernière fois vers le mur de graffitis, puis se met à parler.

Sa voix est rauque, hésitante, la voix de quelqu’un qui n’a pas parlé depuis longtemps :

« Je..Je suis celui qui n’a plus de désir. Je suis la mémoire morte…Mon nom est espoir..Et l’espoir est mort avec moi. »

Posté par Tylymymy à 11:08 - Kaléïdoplumes - Un petit mot [0] - Permalien [#]
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11 février 2009

Vents suprêmes

La consigne 59 de Kaléïdoplumes : SANS TOI

sur cette photo consig10

Ecrire un texte de moins de 2000 signes

Contraintes :
inserer dans le texte les mots suivant
* un grain de sable dans l'oeil
* la balançoire est cassée

_______________

L’ouragan s’est enfin arrêté. Le ciel lavé par les pluies et les vents a repris cette teinte si particulière, semblable à l’écume de l’océan.

Les dégâts sont considérables… Partout des débris, des arbres arrachés. La maison sur la plage est détruite, la balançoire est cassée. Cela pourra être reconstruit. Il n’y faudra que du temps et du labeur.

Sur la plage ou me guide mes pas hésitants, un rayon de soleil fait briller tes sandales pailletés, délaissées par les vents lorsqu’ils t’ont emporté. Je te revois hurlant dans la tempête en furie, fragile poupée désarticulée, qui très vite n’était plus qu’un point, qu’un grain de sable dans l’œil du cyclone.

Je ramasse les chaussures, encore désorienté par les événements, et je contemple mes mains d’un regard vide. Dans la droite, ces sandales que tu aimais tant porter, preuve de ton passage en ces lieux, dans l’autre… ce pistolet dont la balle t’était destiné.

Je le jette à la mer en remerciant le typhon. Sans lui que serais je devenu ? Un meurtrier probablement...

Posté par Tylymymy à 18:31 - Kaléïdoplumes - Un petit mot [0] - Permalien [#]
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06 février 2009

Tylyne -5-

Un poème que Tylyne a écrit pour son ami Mirkam, qui lui racontait souvent des histoires de son pays enneigé.

Le pays de Mirkam

Il est un pays,
En bordure de l’océan
Ou la neige à perte de vue s’étale
D’une blancheur sans égale
Recouvrant terres et gens.

Il est un pays,
Par bateau on s’y rend
Oubliant le soleil de l’été
En voyant sous nos yeux étonnés
Mer et neige se mêlant.

Il est un pays,
De boules de neige s’armant
Les lançant on se bataille
Pour le bonheur des enfants.

Il est un pays,
Ou les animaux ont le poil blanc
Pour mieux se fondre et se cacher
Et aux chasseurs échapper
Tout déconfits les laissant.

Il est un pays,
Un beau pays tout blanc
Ou est né mon ami Mirkam
Ce fier guerrier dans l’âme
Qui est avec moi toujours souriant.

Posté par Tylymymy à 20:21 - Never - Un petit mot [0] - Permalien [#]
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04 février 2009

En D

dvioévêtue, Dalila dors dans des draps de dentelle dorés .
Du doigt, David dessine sur son dos des damiers.
"Dors, douce dame, déclame t'il, dors
Diaphane je deviendrais,
pour décorer de délices délicats
tes déserts désenchantés."

Un petit Tautogramme en D, dédié a Yann qui se reconnaitra, pour lui dire que je cherche toujours a quoi ce D peux correspondre.

Posté par Tylymymy à 17:43 - Je deux Mots - Un petit mot [0] - Permalien [#]
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