04 juillet 2007
Ville arbre de Provence
Une amie Arty peins des tentures sur soie, ses oeuvres sont magnifiques et celle ci m'a inspiré.
Arbre je suis,
Arbre je resterai.
Rien de ma vie,
Jamais ne renierai.
J’ai vu partir mes pairs,
Bateaux devenus.
Ils ont parcourus les mers,
Nuls n’est revenus.
J’ai vu mourir mes frères,
Sans la moindre logique,
Par le feu, par le fer,
Massacre systématique.
Du haut de la colline
Ou je fut implanté
J’ai vu détruire les villes
Et la Terre dévaster.
Alors je pris ma décision
Et de mes branches sont nées
Toutes ces belles maisons
Pour les oiseaux reposer.
Deux races ne firent plus qu’une,
Humains et oiseaux mêlés,
Pour que sous le clair de lune
Renaisse la vie a mes pieds.
05 mai 2006
Et au milieu...
Jardin de pierre, champ de ruine
Le ciel s’est obscurcit d’avions en nombre
Derrière eux ne laissant que décombres
Et au milieu d’innocentes victimes.
Au-dessus de leur tête a éclaté l’enfer
Leur pays devenu immense brasier
Partout ce n’est qu’explosion et fumée
Et au milieu un enfant pleure sa mère
Pour certains ce ne sera que l’exil,
Loin de leur pays, loin de leur village,
Sur les routes commence le long voyage
Et au milieu, seule, oubliée, une petite fille
A d’autres la faim pour compagnie
Dans les camps ils traînent leur misère
N’ayant à la bouche qu’un goût de poussière
Et au milieu un médecin se bat pour sauver une vie
Dans ce monde ou le roi est argent
Les états se livrent des guerres sans merci
Pour la foi, pour le plaisir, pour l’or, pour la patrie
Et au milieu, toujours oubliés, sont les enfants.
Photo ACDI Roger Lemoyne site Agence canadienne de developpement international
01 avril 2006
A Gaetan
Je l'ai dit dans mon message précédent, je n'aime pas le 1er avril. Pour exorciser la douleur, pour faire sortir les larmes, il m'a fallut du temps (5ans) et il m'a fallut des mots, des mots simples que je partage ici avec vous
Par delà l’espace et le temps
par delà les portes de la mort
je t’envoie ce simple présent
porteur d’amour, d’espoir et de remords
Tu es parti au mois d’avril
pour le pays d’on on ne revient pas
je ne sais si pour toi ce fut facile
d’accomplir ce geste la
ta vie fut si brève,
comme le passage d’une météore
j’ai besoin d’une trêve
dans l’angoisse que je ressent encore
les rires se sont éteints,
ton sourire s’est figé
combien étrange fut ton destin
toi qui aimait tant plaisanter
Liés par un fil invisible
comme seuls peuvent l’être frère et soeur
j’ai admis le plus terrible
mais c’est juré, je n’aurais plus peur
je ressent maintenant ta présence
qui m’entoure et me soutient
après le terrible vide de l’absence
ton esprit désormais guide le mien
nous nous retrouverons un jour
de l’autre coté du miroir
pour rire ensemble et finir tous tes tours
je garde au fond de mon coeur cet espoir
voila c’est fini
tout est dit
tout est écrit
j’ajouterai simplement ceci :
j’ai pleuré
je ne t’ai pas oublié
je t’ai pardonné
je t’aime a jamais
16 février 2006
Cassandre
Voici un petit poême qui a été ma façon d'annoncer que j'etais enceinte
Tout petit
Tout petit, minuscule,
Personne ne t’entends
Et pourtant…
Tu es juste une étincelle
Personne ne te vois
Pourtant… tu es là
Deja tu occupes toutes nos pensées
Deja nous te dédions nos rires
Deja nous voudrions te caliner
Partager tes peines, voir ton premier sourire
Petit bout d’amour
Qui dans neuf mois arrivera
Tu illumineras nos jours
Nous avons hate que tu sois là
Petit bout d’amour
Pour toi nous serons toujours là
Pres de toi nuit et jours
Tu vois, nous t’aimons deja









