Mots, et maux, émotions

L'inspiration au bout des doigts, les mots au fil de la vie

17 mai 2006

Myriel -19-

Le jugement 

Myriel fit ses adieux a ce monde qu’elle aimait tant car elle ne pensait plus jamais le revoir. En effet, soit elle mourrait en combattant les armées de l’haruspice, soit elle se retrouverai enfermée, cachée pour le reste de sa vie dans les Terres Sacrées, dernier refuge des druides. Elle tenta de passer le plus de temps possible avec les gens qu’elle aimait, sous les prétextes les plus futiles elle courrait voir Julyane, Erika, juste pour les embrasser et leur dire combien elle les aimait. Un baiser, une tendre caresse sur la joue et elle repartait bien vite, avant que les larmes ne coulent. Elle repartait former les aspirants, sachant par les paroles de Mashad que seuls les druides pourraient être sauvés.

Son angoisse atteint le point ultime lorsque de la bouche même de Physalis elle apprit en même temps que ses frères et sœurs la vérité


*siffle* Bonjour Fille du Vent... Ecoutes et portes mes paroles aux druides. Mais attention, dis leur bien que le secret le plus absolu est exigé. Seuls les druides nommés par les Esprits doivent en être informés. Et je t’en prie, dis leur également de t’écouter jusqu’au bout, malgré la longueur de ton récit, car ce que tu as à leur dire est la vérité

Une sylphe précédente vous avait annoncé à tous une réunion d’une très grande importance. Celle-ci a eu lieu. Physalis est venu au cercle pour nous mener sur le lieu de cette réunion. Nous avons du patienter, trompant notre attente en discussions futiles avec un Physalis de plus en plus nerveux.

Enfin le moment est arrivé. Le jeune Ent nous a ouvert un portail, et nous nous sommes retrouvés sur un îlot inconnu. Des troncs d’arbres immenses, couchés par les vents, le recouvraient. Le tour en a été vite fait, et nous avons constaté que nous étions seuls.

Etais ce du a la nervosité de Physalis ? Mais toujours est il qu’il s’est rendu compte s’être trompé d’endroit. Et dans un sens heureusement, car Ylithium le sylien avait réussi à se glisser subrepticement par le portail. Nous lui avons expliqué que cette réunion ne concernait en aucune façon l’alliance que nous avions avec son culte, que seuls les druides devaient y participer, que même nos aspirants n’y étaient pas conviés. Il accepta alors de partir.

Un second portail fut ouvert, et après l‘avoir franchis, nous nous sommes retrouvés dans une foret enchanteresse. Nous n’eurent pas beaucoup de temps pour nous extasier devant la beauté de ces arbres aux troncs argentés. En effet un grondement se fit entendre dans le lointain. Nous avons suivi l’origine de ce bruit. Un peu plus loin, devant nos yeux ébahis, nous avons vu Caern, le dragon général de l’haruspice faisant face à Lugh, bouillonnant de colère.

Malgré la surprise de les voir ainsi face à face, nous nous sommes inclinés devant l’Ent majestueux, symbole de colère et de mort, et, a son ordre, nous nous sommes placés à sa gauche, le laissant entre nous et Caern. C’est alors que nous avons ressenti une intense aura d’amour. Titania, être immatériel dont l’amour, la tendresse et la beauté rayonnaient, était là, elle aussi. Nous étions inquiets pour sa sécurité, et cette inquiétude empira encore lorsque nous avons vu arriver les troupes de l’haruspice, Mortitia en tête.

La voix de Caern se fit alors entendre, tel le grondement d’une forge. Il dit alors :

« Je vois que tout le monde est présent pour affronter son destin! »

Nous étions tous nerveux, sentant nos cœurs s’emplir de sentiments mêlés, colère, amour et peur, prêts a sortir nos armes pour combattre. Mais un ordre de Lugh nous arrêta : « DRUIDES ! NE BOUGEZ PAS ! »

Obéissants, nous sommes restés immobiles, priant pour Mère, et nous avons assisté aux retrouvailles entre Physalis et Mortitia, qui ne s’étaient vus depuis des années. Ces retrouvailles furent touchantes comme seules peuvent l’être des retrouvailles entre une mère et son fils.

Nous en étions donc là, ne comprenant pas les raisons de la présence de Caern et des haruspiciens lorsque l’improbable, à notre sens, se produisit. L’haruspice en personne arriva. Le juge, l’exterminateur des elfes et des nains se présenta devant Lugh et demanda à parler à Titania.

Notre surprise fut alors totale lorsque nous avons vu Lugh le laisser passer, et l’Haruspice s’incliner devant Mère. Il se mit à lui parler et ses paroles, ainsi que l’absence de réactions de Lugh nous laissèrent tous sans voix. Voici ce qu’il dit :

«  Je suis venu à Toi cette fois ci, avant l'irréparable..

Amour détruisant tout  Amour Abat Tout

Je Veux savoir de ta Bouche si mon Jugement te convient, si ma sentence est Bonne. Si mon Châtiment sera adapté.. A ton "Nom". J'ai donc décidé d'anéantir cette Humanité corrompue. Il ne restera que Mes Enfants morts déjà depuis longtemps. Et ! Ta Nature. Titania, Je suis la Mort, mais Tu es Ma Vie ! Acceptes de nettoyer ce monde ! A mes cotés ! Ils bafouent et violent sans cesse tes bienfaits !

Offres à tes Enfants ce paradis. Tant qu'ils en seront dignes, Je ne leur ferais rien

Il faut que le Jugement s'accomplisse...

Je te fais ici le serment que Mes Enfants, seront des modèles, qu'ils se battront aux cotés des tiens pour défendre ce que tu viens de construire. A ceux qui le méritent une fuite honorable.. Aux Autres Une mort Certaine »

Cette demande de l’haruspice fut acceptée par Lugh qui conclu de ces 4 mots ; « CE SERA FAIT HARUSPICE ». Titania tendis alors les mains au juge, laissant son aura exploser et le remercia.

A ce moment, l’haruspice sortit une pierre de destinée, et d’un simple mouvement de bâton, il nous prouva sa puissance et sa résolution en la brisant. Lugh  prit alors la parole :

« LES INDIGNES DE LA NATURE PERIRRONT ! »

Les explications vinrent de la bouche même de Physalis. Il nous conta une histoire, une histoire qui remonte à des temps immémoriaux, a l’origine de notre monde, la voici :

« Je vais vous conter une histoire une histoire qui tire ses racines au moment où tout ce qui est n'existait pas

et qui se poursuit jusqu'a nos jour et qui régira les jours futurs.

Au commencement de l'origine, il n'y avait rien, le vide sans fin, le néant. Le temps et l'espace n'existaient pas encore.

De cette chose qui n'était rien coexistaient 2 entités, "la Vie et la Mort", symbole de ce qui a été et qui sera. Ces deux concepts étaient liés, l'un n'était pas sans l'autre, une attirance des opposés inextricable. Cette Vie et cette Mort pour prendre conscience, pour prendre consistance, existence devaient avoir des raisons d'être.

Ainsi "Titania naquit", la Vie, et de cette dernière apparut les Elémentaires, les êtres vivants, la consistance même du monde avec l'apparition de notion d'espace et de temps. Ce qui aurait dut être le cas de la Mort ne fut pas ainsi. Car la "Mort" avait en elle-même une "dualité". "Le corps et l'âme" se battaient dans ce concept même de Mort. De ce combat naquit deux entités, "L'Haruspice", qui représente la Mort de l'âme et "Lugh" qui représente la Mort du Corps. Tous deux étaient liés malgré eux.

Les choses auraient put s'en tenir ici mais voila, l'attirance immuable entre la "Vie" et la "Mort", après leur naissance a elle aussi pris forme sous le sentiment d'amour. "Les deux Morts aimaient la Vie : Titania".

La situation devenait de plus en plus tendue et difficile jusqu'à ce que la rupture de la Mort se fit complète, se disputant l'amour de "Titania".  Une union de cette relation triangulaire était impossible, "un seul doit survivre" pour avoir rien qu'à lui la Vie, Titania. Mais ils se trompaient ...

Quel aurait put être le terrain de guerre de ces deux entités si puissantes ?

Althéa elle-même avec comme acteurs ou plutôt victime, la race dominatrice de ce monde, tel deux ennemis qui s'affrontent sur un échiquier.

"L'Haruspice" attaqua le premier et menaça "Lugh" par la destruction des Elfes qu'il aimait tant. C'était un choix privilégié pour atteindre son 'frère ennemi'. Il prit donc de court Lugh en mettant en action son plan, les elfes furent détruit. Lugh prit conscience de l'enjeu de l'amour de Titania et l'Haruspice se battrait pour garder cette dernière. Les Nains arrivèrent, mais Lugh les détestait, destructeur de la Nature faisant souffrir Titania par leur action, lui-même venait régulièrement en détruire quelques centaines ainsi que leurs constructions.

Ainsi donc, la Mort du corps laissa la Mort de l'âme les détruire complètement. Seulement après, il s'engagea dans la bataille contre son frère ennemi qui fuit devant l'immense armée qu'avait constitué Lugh avec l'ensemble des Elémentaires, les Seigneurs des bêtes, les Esprits de la Nature...Mais malgré l'offensive de l'armée de "Lugh", l'âme des nains fut anhiliée, notamment par les êtres qui avaient contre tout attente engendré la "Vie" pour l'Haruspice : "Les Devils".

Les Humains ne sont guère mieux que les Nains et leur avenir était scellé. Mais une chose se produisit contre toute attente.

Une chose qui démontra la stupidité de cette guerre millénaire. Une chose qui est née d'un représentant de la Mort du corps et d'une représentante de la Mort de l'âme : "Physalis", moi. L'union des frères était donc possible et a engendré une vie fusionnelle.

Cette guerre traversant les âges et les ères n'avait "plus lieu d'exister". Mais il reste encore le sort des hommes à décider.

L'Haruspice veut la mort car c'est sa raison d'être et qu'il doit faire ce qu'il a annoncé, "détruire ces hommes indignes" de la Vie, celle qu'il aime. "Lugh" veut leur mort pour ce qu'ils ont fait à la Nature, destruction par la construction des villes, exactions sur les représentants humain de la Nature, "les druides", pour les souffrances qu'ils ont donné à la Vie, celle qu'il aime..

Ainsi donc l'avenir est écrit. "Les frères ennemis seront à jamais liés", unis par l'amour de la Vie et pour ce qu'ils sont c'est à dire la Mort au complet, unifiée.

Survivront les hommes qui auront chéri la "Vie", Titania et ceux qui auront suivi, leur maître la Mort, "l'Haruspice", survivront ceux qui ont suivi les deux entités originelles.

Les autres... mourront ... »

En écoutant cette histoire, les paroles, l’enseignement de Mashad nous revinrent à l’esprit. Nous étions des druides, dévoués corps, ames et esprits aux entités ancestrales. Nous étions prêts a tout sacrifier pour la Nature. C’est la voie que nous avons choisit et nous la suivrons jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte.

Nous sommes donc retournés au cercle, non sans avoir, chose que nous aurions jugé impensable seulement une heure auparavant, serré les mains de nos ennemis d’hier. Druides et haruspiciens, frères ennemis, aussi surpris les uns que les autres à l’annonce de cette vérité.

Physalis nous accompagna au cercle, prêts a répondre à toutes nos questions, dont la principale était pourquoi maintenant, pourquoi pas avant, avant que nous ayons combattu sans pitié les haruspiciens. Il nous répondit que son père n’avait découvert qu’il y a peu que le jeune Ent était la clé, la clé de vie, la clé pour faire cesser les combats, la clé qui montrait à tous que l’union était possible. Nous serons au coté des haruspiciens pour le jour du jugement, nous combattrons auprès d’eux et non plus contre eux. Par contre, même si la mort de l’humanité est inéluctable, chose que nous savions depuis longtemps maintenant par les paroles de Mashad, paroles qu’il a prononcé à tous et devant tous alors qu’il n’était pour nous que Le Prêcheur, il ne nous est pas demandé de tuer nous même nos amis, notre famille, ceux qui nous connaissons et aimons mais qui ne sont pas druides. Concernant l’alliance avec les syliens, nous la gardons tel quel, mais en cas de demande de leur part de combattre les haruspiciens, nous les ferons attendre, trouvant milles prétextes pour ne pas les aider. Il a aussi précisé que les haruspiciens n’étaient plus nos ennemis, car Lugh et l’Haruspice sont frères, Lugh représentant la mort du corps, la destruction, l’Haruspice, la mort de l’âme, l’anéantissement. J’ai moi-même fait la paix avec Eol, et les mots qu’il a prononcé résonnent en ma mémoire : « finalement… nous n’étions pas si différents après tout. » Nous sommes désormais unis dans un même but, notre objectif est commun, et nous avons concrétisé cette union par un vent auquel je demandes à tout les druides de se mettre à l’écoute (cc Unis, pass Physalis attention au maj).

Il nous a ensuite recommandé le silence le plus totale sur l’union que nous venions de faire, de garder nos habitudes jusqu’au jour du jugement, et de cacher à tous nos sentiments.

A son départ, Mashad est venu, et je terminerai cette sylphe par ses paroles.

“Druides Vous savez tout maintenant...Nous allons faire un monde ...ou la Nature est reine, Ou Titania vivra d'amour et de paix, engendrera la vie sans peur qu'elle se détruise. Un monde de Nature comme tous les druides ont rêvé. Titania vous aime vous. Elle souffre d'entendre vos cris quand vous vous faites attaquer. Elle soufre d'entendre les Hommes détruire les forêts. Elle souffre d'entendre les animaux chassés, massacré par les hommes

Nous allons mettre un terme a cela, afin qu'elle puisse ne plus jamais connaître ce sentiment de tristesse et de douleur. Les Haruspiciens tout comme vous vienne d'apprendre la nature de leur maître. Tuer un animal, fera souffrir Titania, celle qu'il aime. Les haruspiciens étaient dans l'erreur, et ne savaient pas tout cela, tout comme vous. Vous avez donné tout ce que vous possédez à la Nature, doutez maintenant de cet engagement est impossible

Tout a été dit

Il en va du bonheur de Titania

Et pour son bonheur ! Je serais prêt a tout ! »

Myriel, druidesse

Oratrice au service de la Nature

Posté par Tylymymy à 12:08 - la 4eme prophétie - Un petit mot [0] - Permalien [#]
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