Mots, et maux, émotions

Ecrits, photos, a vous de lire, a vous de voir

11 février 2009

Vents suprêmes

La consigne 59 de Kaléïdoplumes : SANS TOI

sur cette photo consig10

Ecrire un texte de moins de 2000 signes

Contraintes :
inserer dans le texte les mots suivant
* un grain de sable dans l'oeil
* la balançoire est cassée

_______________

L’ouragan s’est enfin arrêté. Le ciel lavé par les pluies et les vents a repris cette teinte si particulière, semblable à l’écume de l’océan.

Les dégâts sont considérables… Partout des débris, des arbres arrachés. La maison sur la plage est détruite, la balançoire est cassée. Cela pourra être reconstruit. Il n’y faudra que du temps et du labeur.

Sur la plage ou me guide mes pas hésitants, un rayon de soleil fait briller tes sandales pailletés, délaissées par les vents lorsqu’ils t’ont emporté. Je te revois hurlant dans la tempête en furie, fragile poupée désarticulée, qui très vite n’était plus qu’un point, qu’un grain de sable dans l’œil du cyclone.

Je ramasse les chaussures, encore désorienté par les événements, et je contemple mes mains d’un regard vide. Dans la droite, ces sandales que tu aimais tant porter, preuve de ton passage en ces lieux, dans l’autre… ce pistolet dont la balle t’était destiné.

Je le jette à la mer en remerciant le typhon. Sans lui que serais je devenu ? Un meurtrier probablement...

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28 janvier 2009

Du fond du coeur

La consigne 57 de Kaléïdoplume

Un consigne qui fera partie d'un ensemble sur la famille, et nous débutons par notre grand-mère. Un texte ecrit a l'instinc pour moi, j'ai laissé mon crayon dire ce qu'il avait à dire.

L'incipit : Grand-mère...(suivi du prénom)  c'est (ou c'etait)

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Ma grand-mère s’appelle, enfin s’appelait Madeleine, pour nous c’était mémé.

Son visage je ne m’en souviens que par les photos, sa voix s’est envolée…

Sa vie… j’en sais juste ce que m’a raconté ma mère : l’attente de son mari prisonnier de guerre, la naissance sur le tard de deux enfants, le décès de ce grand-père que je n’ai jamais connu et le dur travail a la ferme pour élever ses deux filles.

Ma grand-mère j’en garde pourtant, bien cachées au fond de ma mémoire, quelques images :
- le bol que mes frères et moi plongions dans le seau de lait tout chaud et juste trait du matin, ce lait qui nous faisait de belles moustaches blanches quand nous le buvions ;
- les coiffes d’indien que nous confectionnions lorsqu’elle plumait un poulet ;
- les barrages que nous construisions sur la Rance, petit ruisseau qui passait non loin de sa maison, imaginant en riant que nous allions stopper l’alimentation en eau du vrai, du grand barrage qui siégeait la bas au loin a Dinan ;
- sans oublier ces cabanes, fragiles maisons, que nous bâtissions a l’aide de bottes de paille.

Ma grand-mère c’est aussi le souvenir de la maladie qui l’a enlevé trop tôt, bien trop tôt, de ce cancer qui lui a grignoté le corps, de cette morphine qui soulageait ses souffrances et lui faisait rêver sa vie.

C’est enfin le souvenir d’une phrase prononcée dans un petit matin froid alors que nous nous apprêtions a partir pour l’école. « C’est fini » deux petits mots pour dire qu’elle ne souffrait plus, qu’elle était partie vers un ailleurs que j’espère meilleur.

Ma grand-mère elle s’appelle présence, pensée, soutien, force et espoir et c’est elle que je garde au fond de mon cœur.

Posté par Tylymymy à 11:28 - Kaléïdoplumes - Un petit mot [0] - Permalien [#]
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22 janvier 2009

Théatral

Consigne 56 pour Kaléïdoplumes

Bataille rangée pour un bouton... d'acné

Pour les dames : Vous êtes un jeune garçon de 15 ans prénommé Pierre-henri
Un matin vous découvrez dans le miroir votre premier bouton d'acné en plein sur votre nez.
Vous êtes ravagé. Vous avez votre premier rendez vous amoureux l'après midi même.
racontez la suite

________________________________

Un dernier coup de peigne et…HO MY GOD !

Ho non ! non !

Pas aujourd’hui !

Je peux pas sortir comme ça… on ne vois que lui !

Ce n’est plus un bouton… c’est un phare.. clignotant en plus…

La cata…

Mais qu’est ce que je vais faire ?

Dire que j’avais enfin réussit a l’inviter. Les copains n’en revenaient pas… La pus belle fille du club de théâtre… et elle m’a dit oui.. a moi…

Et me voilà, comme Cyrano, affublé d’un énorme bouton.

Je voie déjà la scène tiens :

« énorme… c’est un peu court jeune homme, on pourrait dire, ho mon dieu, bien des choses en somme. En variant les tons, par exemple tenez :

descriptif : c’est une lanterne… c’est une ampoule… c’est une lampe.. que dis je c’est une lampe … c’est un phare !! »

Si au moins ça pouvait la faire rire..

Mais oui !

Voilà la solution, c’est bien p’pa qui dit toujours qu’avec les femmes si tu les fais rire tu as fais la moitié du chemin.

Mon chapeau de clown ! Mon nez rouge et un bouquet de fleurs de papier. Une fois qu’elle m’aura vu comme ça…ce bouton sera oublié.

Posté par Tylymymy à 17:44 - Kaléïdoplumes - Un petit mot [1] - Permalien [#]
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14 janvier 2009

Regards

Je débute sur Kaléïdoplumes avec la consigne 55
Une photo d'un tableau magnifique de Nadaiya

72895010 et la consigne suivant : pas de consigne.

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Volutes de fumée, volutes de peinture,
Dessinant sur la toile un regard des plus purs.

Ce regard, c'est le tien, regard universel.
C'est le regard naissant qui s'ouvre sur le monde, et plonge avec confiance dans la tendresse de sa mère.
C'est le regard d'une enfant qui joue, qui fais la ronde et qui rit aux éclats pour faire reculer l'hiver.
C'est le regard d'une jeune fille qui découvre l'amour et qui ouvre son cœur a ce simple bonheur.
C'est le regard voilé d'une femme blessée, blessée par la vie, blessée par la mort qui occulte sa peine pour continuer son chemin.
C'est un regard qui doute et qui s'interroge, questions sans réponse chargées de remord.
C'est un regard qui reprends vie malgré les coups du sort.
C'est un regard d'avenir.
C'est un regard serein.
C'est un regard...

Ce peux etre le tien, ou le mien, c'est celui de toutes les femmes qui vivent leur destin.

Volutes de fumée sur le miroir brouillé
Par les larmes qu'un jour nous avons toutes versé.

Posté par Tylymymy à 14:17 - Kaléïdoplumes - Un petit mot [0] - Permalien [#]
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10 janvier 2009

Avoir huit ans

Il a huit ans, boucles brunes sur peau dorée, bouche gourmande, yeux pétillants de vie. Il a huit ans et comme tous les gamins du monde, il joue dans le soleil, courre dans le vent à la recherche de ces petits plaisirs qui font les grands éclats de rire : une bille ronde, brillante aux couleurs de l’arc-en-ciel, un caillou à la forme d’un dragon, un brin d’herbe pour siffler une chanson.

Il a huit ans en cette nuit, et vois par la fenêtre de sa chambre le ciel s’illuminer d’un feu d’artifice doré. Il a huit ans et comme tout les gamins du monde, il fait des « ho », des « ha » à chaque éclat de fusée. Il a huit ans et ne comprends pas la peur qui d’un coup s’allume dans le regard de sa mère, la fureur dans celui de son père.

Il a huit ans et courre toujours. Ce n’est plus un jeu, il fait nuit. Sa mère l’entraîne à la recherche d’un abris.

Il a huit ans lorsqu’au petit matin, on sort son corps désarticulé du tunnel ou il s’était réfugié.

Il a eu huit ans dans la bande de Gaza…et ses neufs ans il ne les verra pas.

A tout les enfants victimes de la guerre....une pensée pour eux qui n'ont rien demandé

Posté par Tylymymy à 21:03 - Actual idée - Un petit mot [2] - Permalien [#]
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04 août 2008

Parce que l'on ne peux rester sans rien dire

La volonté de ce blog n'a jamais été de faire de la politique, mais d'exprimer des sentiments, de partager des mots, des écrits. Alors, comment rester sans rien dire quand cette liberté est refusée a tout un peuple. Il n'est pas le seul, mais en raison des événements, il est sous le feu de  l'actualité. Je comprends les athlètes, l'attente qu'ils ont de ces jeux, leur désir de voir des années d'entrainement se concrétiser. mais je n'accepte pas l'hypocrisie qui entoure ces jeux.
Je suis et resterai pour le boycott de la cérémonie d'ouverture, pour marquer les opinions et pour montrer a ces peuples, tant chinois que tibétains, que nous ne sommes pas insensible a leur souffrance et a l'oppression qu'ils subissent.

un dessin pour le tibet

France tibet

reporters sans frontieres

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"Elle les a vu arriver, armés jusqu'aux dents. Elle n'était qu'une enfant alors, mais jamais elle n'oubliera le sang dans les rues de Katmandou, le claquement des balles troublant la serenité des montagnes et des temples millenaires. Elle a attendu de l'aide, de l'espoir des autres pays, mais rien n'est venu.

Elle a vu mourir son peuple, elle a vu des moines pacifistes se faire exiler, torturer, tuer. Elle a subit l'humiliation, la stérilisation. Sous la contrainte, elle a du renoncer à sa culture, à sa religion, à son mode de vie... à l'espoir. Mais toujours, en elle, réside cette petite étincelle d'un secour extérieur.

Elle attends... Cela fait 50 ans qu'elle attends. Et au loin, dans ce pays qui, jour apres jour, l'assassine, dans ce pays dont le peuple lui meme est oprimé, une flamme vas s'allumer...

Cette flamme sera t'elle enfin l'annonce de sa liberté, ou ne sera t'elle encore que de la poudre aux yeux, un baume sur la conscience des autres peuples..."

Posté par Tylymymy à 15:45 - Actual idée - Un petit mot [1] - Permalien [#]
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10 septembre 2007

Paroles Plurielles n°53

La consigne :

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Le texte commencera par cet incipit : L'horloge indique vingt deux heures trente, mais elle est en avance...


Triste guet

L’horloge indique vingt deux heures trente mais elle est en avance, et maman en retard comme d’habitude.

Depuis que papa est partit, il a fallut qu’elle accepte ce travail pour nous faire vivre comme elle dit. Il est loin son travail, et elle finit souvent tard. Mamie viens me garder après l’école, elle m’aide dans mes devoirs, on mange ensemble et elle me lit une histoire dans mon lit, mais ce n’est pas comme maman.

Alors, tout les soirs, je fais mine de m’endormir et quand mamie est couchée, je me lève pour guetter maman derrière les fenêtres ovales de ma chambre. Des qu’elle arrive, je saute dans mon lit, ferme les yeux comme ça je peux sentir son parfum. Elle sens bon ma maman, si bon qu’on dirait un bouquet de fleurs. Et elle m’embrasse sur le front, un baiser tout léger car elle a peur de me réveiller. Il est si doux son baiser, si tendre qu’une fois endormie aucun monstre ne peut venir dans mes rêves.

Elle est vraiment en retard ma maman… ha une voiture ! Ho.. On dirait la police.. Pourquoi viennent ‘ils chez nous ? Ho.. C’est mamie que j’entends.. Pourquoi pleure t’elle ? Où est ma maman ?

Posté par Tylymymy à 17:14 - Pour Paroles Plurielles - Un petit mot [1] - Permalien [#]
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21 juillet 2007

Paroles plurielles n°51

La consigne :

Sur une photo de Courmarine

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Ecrire un texte ayant pour incipit : La surprise est de taille.

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De la vie d’un trottoir

La surprise est de taille, de taille 36 je dirais. Moi qui en ce dimanche matin ne suis martelé que par des chaussures de sport aussi ternes et insipides qu’un blanc de sèche, voila qu’un bout de pied mignon viens m’effleurer le bout du nez… heu du pavé.

Mais qui peut elle etre cette belle inconnue ? Est-ce une dame de petite vertu en quête de l’amant d’une heure ? Hum.. Si tôt le matin… étrange. Est-ce plutôt une dame austère se rendant à la messe ? Hum.. non plus. Elles ne portent pas de si aguichantes chaussures pour se rendre à la communion, le curé n’en reviendrais pas. En voila un mystère que cette bottine pointue. J’aime à imaginer qu’elle renferme des orteils menus aux ongles peints d’un rouge flamboyant, qu’elle enserre une cheville d’une finesse exquise.

Ha ! Pouvoir me transformer en une main en l’instant, arrêter le temps et remonter tendrement le long de cette jambe qui ne peut qu’être gainée de soie. Mais je m’égare… Je ne suis que pierre et ma froideur la rebuterai.

Vas joli pied, courre vers ton destin. La rencontre de ton petit talon avec ma dure écorce a enchanté ma journée.

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07 juillet 2007

Paroles plurielle n°50

La consigne :

Vous allez raconter une petite histoire, avec les petits bouts de phrase suivants qui se retrouveront dans l'ordre dans votre texte:

- Elle est debout (incipit)
- Que se passe-t-il?
- C'est un parti pris
- Des affreuses chaussettes de couleur verte
- Et ce jour-là, le soleil s'est levé comme d'habitude(dernière phrase)

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Sur la falaise

Elle est debout, seule face à la mer, en haut de la falaise. Elle est debout, le regard rivé sur l’horizon, les yeux brûlant de larmes, noyés par le sel, le vent, la mer et les embruns. Elle ne vois plus, n’entends plus, embuée dans ses souvenirs, le cœur emplis de désespoir.

Elle est debout, immobile, statue de pierre dont la froideur envahie peu à peu son âme. Elle est debout, seule comme elle ne l’a jamais été, depuis ce matin ou le son du tocsin s’est élevé dans le village.

« Que se passe t’il ? » ces quelques mots résonnent encore dans sa tête, ces mots repris par tout les habitants se précipitant vers la place de l’église. Elle sent encore les regards qui lentement se sont tournés vers elle, ces regards emplis de tristesse et de compassion. Elle revoit le Maire s’approcher, les mains tendues, prêt à lui distiller des gestes de réconfort et des mots annonçant le malheur.

Elle a fuis, fuis ces mots, fuis la vérité trop douloureuse. Elle s’est enfuie en courant dans le vent et la tempête, courrant à en perdre haleine pour ne pas entendre ce cri déchirant d'angoisse qui montait dans sa gorge. Elle a couru pour ne plus les voir, ne plus les entendre, pour ne pas savoir, pour effacer l’horreur, pour retrouver son passé en fuyant cette vie qui s’annonçait sans avenir. Elle a couru jusqu'à lui, cet océan qui de tout temps a su effacer ses chagrins, lavés par les vagues salées déferlant sur les rochers, la laissant vierge de toute peine.

Et depuis elle est seule… Seule à attendre un signe, un semblant d’espoir.

Elle ferme les paupières, se réfugie à l’intérieur d’elle-même, au fin fond de sa mémoire et de ses souvenirs. Elle sent encore sur sa peau ses rudes mains d’homme qui savaient se faire douceur et tendresse pour la caresser. Elle se souvient de ses baisers, de sa bouche gourmande explorant son corps.

Ils se sont aimés hier. Etait ce seulement hier ? Ils ont fait l’amour comme chaque nuit, comme chaque fois, comme si c’était la dernière fois. Leurs corps se sont emmêlés, se sont découverts, ouverts l’un a l’autre dans le désir, le plaisir et l’amour.

Elle retiens un soupir, sentant a nouveau monter en elle cette déferlante qui les a emporté. Un tremblement agite ses lèvres quand elle croit reconnaître dans le vent sa voix d’homme si profonde, si grave, si tendre, cette voix qui la faisait frémir quand il lui disait des mots d’amour.

Elle ouvre la bouche, mais aucun son ne sort. Dans son esprit torturé de chagrin, les questions fusent : «  Pourquoi ? Pourquoi as-tu pris la mer alors que la tempête s’annonçait ? Pourquoi m’as-tu quitté… pourquoi ? ». Elle tends les bras vers l’océan, tends ses pensées vers lui et hurle soudainement : « Je ne pourrais jamais vivre sans toi ! ».

Elle tombe a genoux, guettant la réponse dans le vent qui souffle en rafale autour d’elle. Un murmure semble venir a elle « Mon amour… Jamais n’existe pas.. Deux êtres ne peuvent s’aimer toujours, c’est un parti pris, la vie continue, la terre tourne toujours autour du soleil, même sans moi… adieu mon amour. »

Elle se relève,  luttant contre elle-même, contre les larmes, contre la tempête qui soulève sa longue robe, dévoilant des affreuses chaussettes de couleur verte, ces chaussettes qu’elle portent tout les matins et dont il se moquait gentiment.

Elle est debout, seule… Elle est debout et dans l’air glacé de l’aube elle lance sa malédiction, crache sa douleur :

« Je te maudis Seigneur, je ne crois plus en Toi. On te dit Amour, tu n’es qu’égoïsme Je crache sur Toi et sur cette terre, sur cette vie. Jamais plus la chaleur ne reviendras, jamais plus le jour ne renaîtra… l’amour est mort et… »

Elle ne peut finir sa phrase, une rafale plus forte que les précédentes l’entoure, la happe et l’entraîne tourbillonante vers les flots déchaînés, vers la fin…

Sur la falaise, il n’y a plus personne. Seul le vent continue de hurler, comme un écho a cette malédiction. Peu à peu il s’apaise, le ciel vire au gris, au rouge, s’embrassant subitement. Et ce jour la, le soleil s’est levé comme d’habitude.

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08 octobre 2006

Paroles plurielles consigne n°31

7237235_p Sur cette photo écrire un texte à couleur surréalistes commencant par : Au matin le verre était vide


Ivresse

Au matin, le verre était vide.

Et envolée l’ivresse volée à cette nuit désenchantée, ce temps ou j’ai tendu la main vers l‘espoir, effleurée du bout des doigts ses plumes soyeuses. Il s’est enfui, parti à tire d’aile vers l’immensité bleue.

Je lui tourne le dos. Je suis en route vers l’amer. La mer tue me disait ma mère, l’amer aussi d’ailleurs. Plus sûrement si ce n’est plus rapidement.

Le désespoir noyé dans un océan de rancœur me fera sombrer aussi facilement que la dune sableuse attaquée par les flots.

Tomber dans la sombre solitude…

Sombrer dans la tombe des incertitudes…

Au matin le verre était vide et mon destin était ailleurs, au fond de ce puits ou je puiserai les forces pour remonter à l’air libre.

Revoir la lumière…

Au matin le verre était vide et ce soir à nouveau emplit pour une autre nuit d’ivresse…

Posté par Tylymymy à 22:32 - Pour Paroles Plurielles - Un petit mot [3] - Permalien [#]
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