Mots, et maux, émotions

Ecrits, photos, a vous de lire, a vous de voir

04 mars 2009

Larme de verre

larme

 Une larme de verre a coulé sur ma joue,
Perle de tristesse d'une transparente douleur
D'un coup mon monde s'est écroulé,
Et la neige sur mon cœur s'est mise a tomber.

 

Une larme de verre a coulé sur ma joue,
Les mots se sont inscrits au fer rouge dans mon âme,
Fer rouge glacé qui s'est diffusé dans mon corps
Me laissant pantelante, tétanisée jusqu'à l'aurore.

 

Une larme de verre a coulé sur ma joue,
Mais au fond de mon cœur réside encore l'espoir,
Faible lumière de vie, timide chaleur,
Qui me donne le courage de me battre encore et encore.

 

Une larme de verre a coulé sur ma joue,
Attendant la caresse de tes doigts pour se réchauffer,
Désirant ton sourire pour se mettre a vibrer,
Et chasser le froid par la douceur de ton amour;

 

Une larme de verre a coulé sur mon cœur,
Que reste t'il de toi ? Que reste t'il de nous ?
Perle de douleur qui peux nous séparer,
Ou etre assez forte pour nous rapprocher.

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06 février 2009

Tylyne -5-

Un poème que Tylyne a écrit pour son ami Mirkam, qui lui racontait souvent des histoires de son pays enneigé.

Le pays de Mirkam

Il est un pays,
En bordure de l’océan
Ou la neige à perte de vue s’étale
D’une blancheur sans égale
Recouvrant terres et gens.

Il est un pays,
Par bateau on s’y rend
Oubliant le soleil de l’été
En voyant sous nos yeux étonnés
Mer et neige se mêlant.

Il est un pays,
De boules de neige s’armant
Les lançant on se bataille
Pour le bonheur des enfants.

Il est un pays,
Ou les animaux ont le poil blanc
Pour mieux se fondre et se cacher
Et aux chasseurs échapper
Tout déconfits les laissant.

Il est un pays,
Un beau pays tout blanc
Ou est né mon ami Mirkam
Ce fier guerrier dans l’âme
Qui est avec moi toujours souriant.

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03 février 2009

Monsieur de La Fontaine, veuillez m'excuser...

Consigne 58 de Kaléïdoplumes

Ecrire un poème dont le titre sera : Les insectes se lâchent

Contraintes :
1) Ce poème aura entre 3 et 6 strophes
2) Chaque strophe aura pour toile de fond un paysage différent associé a une couleur qui devra apparaitre dans le poème . Par exemple : 1ere strophe : champs de blé (couleur jaune).
3) Ce poème devra contenir les mots suivants
                            * scarabée
                            * hypocondriaque
                            * rond
                            * abricot
                            * glisser
                            * captif (ve)
                            * épineux (se)

__________________________

Si Jean de La Fontaine était encore en vie,
A l’aide d’encre noire et d’une plume d’oie,
Il vous conterai l’histoire beaucoup mieux que moi,
Du Scarabée rêvant d’être simple fourmi. 

Dans un vert buisson d’épineux, seul il vivait.
A l’abris du rond soleil, de la pluie, du vent,
De jour comme de nuit, il observait, veillant,
A ce que personne n’osa troubler sa paix.

En ce petit matin dans la claire lumière,
Une blonde fourmi parvint à se glisser,
Un bon morceau d’abricot sur son dos chargé,
Qui resta captif sur une épine guerrière.

Le scarabée s’approcha de la nourriture,
Puis recula, de germes la voyant grouillante,
Car bien caché sous sa belle peau amarante,
L’abricot sucré n’était plus que pourriture.

Monsieur scarabée était dans tous ses états,
Sentant un blanc linceul déjà le recouvrir,
Mais il vit aussitôt la fourmi revenir
Et rapidement nettoyer tout les dégâts.

Sur la terre brune, il n’y avait plus de traces.
« Fourmi je serais, se dit l’hypocondriaque,
Plutôt qu’être malade je serai maniaque,
Prions Dame Nature pour changer de race. »

Posté par Tylymymy à 14:19 - Kaléïdoplumes - Un petit mot [2] - Permalien [#]
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01 février 2009

Tylyne -4-

Tylyne est donc une petite fille, qui comprends parfois un peu de travers ce qu'on lui explique. Un jour, un paladin de ses amis a voulut lui expliquer son rôle en tant que paladin : protéger et servir. Ces mots ont travaillé dans sa petite tête, et a force de reflexions, elle a finit par comprendre : protéger et servir ce qu'on aime, soit dans son cas les bonbons. Elle s'est donc nommée elle même la paladine des bonbons. Cela s'est traduit par ce poème.

Les bonbons

Pour le bonheur des yeux, une symphonie de couleurs,
Explosant dans la bouche en un feu d’artifice de saveur,
Fondant sous la langue ou croquant sous la dent,
Un plaisir tout tendre pour les petits et les grands.

On en trouve au parfum de fruits, et même de caramel,
Mais les plus doux, mes préférés, sont ceux au goût de miel,
C’est une envie de douceur a laquelle je ne peux résister,
Mais ce qui est vraiment meilleur, c’est de les partager.

En distribuer à la ronde, c’est donner du plaisir
Voir naître sur les figures rondes le plus beau des sourires,
C’est comme les poèmes, les chansons, les câlins, les bisous,
Les partager rends le monde toujours plus doux.

Fermez les yeux, ouvrez la bouche, tendez les mains,
Laissez vous envoûter par ce délice sans fin,
Laissez moi vous faire goûter à cette saveur divine,
Je m’y connais, des bonbons, je suis la paladine.

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29 janvier 2009

Tylyne-3-

Une nouvelle chansonnette de Tylyne, ou elle raconte son aventure dans les égouts. Il faut pour savourer cette petite chanson imaginer la petite Tylyne la chantant sur un air martial, avec ses petits amis "P'tite Puce" "Rayure" et "Toutou" la suivant

En avant ! 

J’vais vous raconter
Une histoire qui m’est arrivée
Pour que vous compreniez qu’c’est dur
Parfois d’partit en aventure
Et surtout qu’il faut pas croire
Tout c’que les gens racontent le soir 

 Refrain : En avant ma troupe, en avant
Un pas d’vant l’autre il faut aller
A travers rue, a travers champs
Nous sommes prêts a aventurer
En avant ma troupe, en avant

Quelqu’un, j’sais plus son nom,
M’avait dit qu’le marchand d’bonbons
Dans les égouts il s’cachait
Et qu’il risquait d’s’y perdre à jamais
J’suis descendu pour le r’trouver
Sans oublier d’me boucher l’nez
Mais du marchand aucune trace
Y avait qu’des méchants rats a sa place

 Refrain

Et tous ces rats voulaient m’croquer
Et moi qui courre en m’bouchant l’nez
Heureusement P’tite Puce m’a sauvé
En les aveuglant de poudre de fée
Des égouts je suis alors sortie
Une fois dehors, hé ben j’ai rit
Faut dire qu’les gens ils me fuyaient
Parce que vraiment j’sentais mauvais
Et pi aussi j’étais crottée
De boue d’la tête aux pieds

 Refrain

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26 janvier 2009

Tylyne -2-

Voici la première chansonnette de Tylyne, chansonnette qui correspond a son BG, vu qu'elle y explique pourquoi elle se promène toujours avec une petite fée et un blaireau.
Petite note : ces chansonnettes sont ecrites dans un style enfantin (enfin j'ai essayé de leur donner un style enfantin) avec parfois invention de mots (exemple : tylyne a inventé le verbe aventurer : partir a l'aventure, avoir des aventures)

Ma troupe

Pas plus haute que trois pommes,
Des ailes toutes dorées,
A travers les airs elle vole
Déposant sur vous de la poudre de fée.
 

Une nuit elle est arrivée,
De nulle part, elle a surgit,
Je n’étais alors qu’un bébé,
Elle est devenue aussitôt mon amie.

P’tite Puce est son nom
Avec elle je pars en aventure
Dans la campagne, a travers plaines et monts,
C’est ainsi que nous avons trouvé Rayure.

C’est un blaireau au nez rayé de blanc,
Dans un foret, il était seul, triste, abandonné
J’lui ai tendu la main en l’cajolant,
Il nous a suivi et près de nous est resté. 

Et souvent quand nous somme à Erethil,
Un autre ami se joins à nous,
C’est un chien, un copain d’la ville
Il réponds au nom de Toutou. 

Ensemble nous formons une troupe,
Ensemble nous allons aventurer
Pour découvrir, cela ne fait aucun doute
Ou le marchand d’bonbons peut s’cacher

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07 janvier 2009

Cerdiwen / Norand

Voici l'histoire de Ceridwen, mon premier personnage sur NeverwinterNeverwinter Night. Elle évoluait sur le serveur Norand.

Nom : Ceridwen Mayv, de son vrai nom Meyrawen Laÿ'v
Classe : rôdeuse.

Son histoire, son background est composé de deux parties que je vais vous révéler ici. Tout d'abord un poème, intitulé "Un long cri dans la nuit". Ce poème était la seule indication visible, publique de l'histoire de Ceridwen, chacun pouvait l'interpréter a sa façon. Ensuite viens l'histoire proprement dite, celle sur laquelle je me suis basée pour jouer le personnage et sur laquelle les maîtres de jeux (qui eux l'avaient reçu) pouvaient s'appuyer pour entraîner mon personnage dans diverses aventures.


____________________


UN LONG CRI DANS LA NUIT

Un long cri dans la nuit, hurlement de souffrance,
Les animaux s'enfuient, troublés dans leur errance.
Le silence retombe, laissant les coeurs meurtris,
Glacés tel une tombe, par l'horreur de ce cri.

La forêt se referme, cachant son lourd secret,
Masquant cette âme en peine aux regards aux aguets
Un corps couvert de sang près de l'eau allongé,
Frissonnant, gémissant, par la louve veillé.

Elfe blonde et fragile, la dague ensanglantée,
Combien fut difficile pour elle de tant lutter.
La folie est partie en cette aube nouvelle,
Maudite pour la vie, en un souffle : Meyrawen.

____________________


Physique :

Elfe blonde, a l’apparence fragile, qui paraît avoir dans les 25 ans, mais l’on voit en observant son regard qu’elle a déjà vécu de nombreuses années. On y lit aussi une certaine souffrance, et parfois un éclair de violence qu’elle cache sous un air souriant.

Histoire :

Ceridwen, ou plutôt Meyrawen est née à Esmirael, un village reculé, oublié, ignoré de tous. Elle y a passé son enfance et son adolescence, entourée de ses parents, frères et sœurs. Elle y a appris la science des armes. Dans sa tribu, on enseignait aux enfants dès leur plus jeune âge que le monde extérieur était peuplé de races inférieures, que seuls les elfes, et surtout les Esmieliens, étaient les élus des dieux et digne de fouler cette terre. Cette croyance était profondément ancrée en elle, car elle n’avait jamais vu d’autres races et pensait que s’ils ne venaient pas jusqu'à leur village c’est qu’ils n’étaient pas dignes d’en trouver le chemin. la Nature.

Elle venait d’avoir 20 ans lorsqu’un évènement eu lieu, évènement qui bouleversa totalement sa vie. Un homme, un être humain fit son entrée à Esmirael, mettant le village en émois. Les enfants prirent peur, mais les elfes l’emprisonnèrent, désirant le juger. Meyrawen fut intriguée par cet homme à l’air intelligent et sage. Elle réussit à se faire nommer garde de sa cellule. D’abord méfiante envers lui, et même parfois méprisante, il réussit peu à peu à l’amadouer. Ils passèrent de nombreuses nuits a discuter de part et d’autre des barreaux de la prison. Il lui parla du monde extérieur, lui racontant la multitude des races et leur beauté. Il lui parla de Serena, la déesse prônant , l’harmonie et la douceur. Et elle se rendit compte que ce qu’on lui avait enseigné depuis sa plus tendre enfance n’était en rien justifié. Le jour du procès, elle s’introduisit dans la séance et tenta de plaider la cause de cet homme, mais nul ne l’écouta, elle fut rejetée, traitée d’esprit rebelle. Ses parents l’enfermèrent chez eux, lui interdisant de bouger et de parler avant la fin du procès et la sentence. Elle savait que quoi qu’il se passe durant ce procès, l’homme qui se nommait Rig Mayv serait condamné à mort. La nuit avant l’exécution, elle s’enfuit de chez elle, réussit à neutraliser les gardes et libéra Rig. Ils s’enfuirent ensembles à la faveur de la nuit.

Ils furent pris en chasse. Leur fuite les mena dans de nombreux endroits, mais jamais ils ne pouvaient y rester bien longtemps. Toujours leurs poursuivants les rattrapaient. Comme ils se refusaient l’un et l’autre à faire couler le sang, ils prenaient à chaque fois la fuite. Ils arrivèrent dans une foret, pensant être enfin à l’abris. Cela faisait des mois qu’ils n’avaient plus vu trace de leurs poursuivants. Ils s’installèrent enfin, et c’est dans cette foret qu’Anna, leur fille, vint au monde. Hélas… quelques jours après la naissance, alors que Meyrawen était encore faible, la cabane qui les abritait fut secouée de tremblements. La porte s’ouvrit avec violence, et Meyrawen vit avec horreur ses propres frères pénétrer chez elle, les armes à la main. Rig était acculé, il hurla à son amour de fuir avec leur enfant, mais elle ne le put, tant était grand son état de faiblesse. Elle vit ses frères tuer Rig, ils se tournèrent alors vers elle, enlevant l’enfant qu’elle tentait de cacher sous sa cape et tuèrent Anna sous ses yeux. Meyrawen tomba à genoux, ferment les yeux et attendant la mort qui permettrait à son âme de rejoindre celle de l'homme qu’elle aimait… Mais le coup ne vint pas.

Ses frères l’attachèrent et la menèrent prisonnière à Esmirael. Elle y fut jugée traître à son peuple, traître à son sang et condamnée à l’esclavage. Battue, torturée, ils jetèrent sur elle une malédiction, tuant la douceur et l’amour qu’elle pouvait avoir en elle. Les mois passèrent, d’abord des mois d’abattement total, tant la douleur d’avoir perdu Rig et Anna était vive. La malédiction de ses frères faisait son chemin en elle, la violence prenait de plus en plus possession de son âme. Dans un accès de colère extrême, elle réussit à s’enfuir, tuant les gardes qui s’interposaient. Elle pénétra dans son village, armée, couverte de sang, les yeux flamboyants de colère et de violence. Elle tua sans s’arrêter jusqu'à ce qu’elle ait atteint les portes d’Esmirael, et fuit ce village qui l’avait vu naître.

Elle vécu dans la violence et la haine, les yeux fous. Elle traversa des déserts, des forets, des villes, toujours considérés par tous comme une bête sauvage, ne s’exprimant plus que par grognement, ayant tout oublié de sa langue maternelle. Quelques années passèrent dans cette vie de violence.

Un jour elle se retrouva en foret. Une plainte la surpris, elle chercha l’origine de ce cri et découvrit un louveteau geignant près de sa mère morte. La vue de cet animal lui ramena en mémoire sa propre fille. Elle tomba à genoux près du louveteau et la douleur oubliée depuis si longtemps vint hurler dans son âme. Elle poussa un long cri et les larmes commencèrent à couler. Elle s’allongea de tout son long contre le corps de la louve, et sombra dans un sommeil peuplé de cauchemars. Le louveteau senti la détresse de l’elfe, il avança sa patte blessée vers la bouche de Meyrawen et le sang de la blessure coula dans la gorge de la jeune elfe. La douleur, les larmes et le goût du sang la réveillèrent. Ses yeux avaient perdu leur folie. Elle se leva et se dirigea vers l’étang tout proche. Longuement elle s’y contempla, voyant sur elle le résultat des années de violence et de meurtre. Elle se déshabilla et s’y baigna nue. Elle se senti renaître, la malédiction s’éloignant d’elle. C’est alors qu’elle vit que le louveteau l’avait suivi.

« Ton sang est en moi, tu m’a sauvé de la folie. Une nouvelle vie s’offre à nous, Louvia sera ton nom, Ceridwen sera le mien. Je ne suis plus rien. Jamais plus la mort n’atteindra quelqu’un par moi, jamais plus le sang ne coulera de par mon fait. »

Elle repris sa vie errante, accompagnée du louveteau qui grandit près d’elle jusqu'à devenir une splendide louve. Désirant laver la souffrance qu’elle avait fait subir par le passé, elle se mit à apporter aide et protection aux personnes qu’elle rencontrait, le plus souvent des humains, rarement des elfes dont elle se méfiait, craignant qu’à nouveau ses frères ne la prennent en chasse.

Malheureusement pour elle, certaines nuits la malédiction reprenait possession de son âme. Durant plusieurs jours, elle sentait monter en elle des accès de violence, elle arrivait à les résorber tant bien que mal, toujours en s’isolant en foret, parlant aux arbres. Seule Louvia restait près d’elle, la louve sachant que son sang serait la seule façon de faire reculer le mal.

Mais Ceridwen se refusait souvent a prendre le sang de sa compagne, préférant se mutiler dans ses accès de folie. Le lendemain de ses nuits maudites, l’aube la retrouvait couverte de blessures, la louve à ses cotés. La seule certitude qu’elle avait concernant les évènements de la nuit, c’est que nul être n’avait péri sous sa lame, la louve l’en aurait empêché.

L’errance de Ceridwen semblait sans fin, mais c’était sans compter sur Louvia. L’animal guida l’elfe vers Norand, son instinct lui disant que là-bas la vie de son amie serait changée.

Elle a d’ailleurs commencé à changer. Ceridwen s’est liée d’amitié avec une jeune humaine, étrange et imprévisible, aussi vive et brillante qu’une étoile filante Silista, et l’amour contre toute attente est revenue dans sa vie.


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04 juillet 2007

Ville arbre de Provence

Une amie Arty peins des tentures sur soie, ses oeuvres sont magnifiques et celle ci m'a inspiré.

arbre

Arbre je suis,

Arbre je resterai.

Rien de ma vie,

Jamais ne renierai.

J’ai vu partir mes pairs,

Bateaux devenus.

Ils ont parcourus les mers,

Nuls n’est revenus.

J’ai vu mourir mes frères,

Sans la moindre logique,

Par le feu, par le fer,

Massacre systématique.

Du haut de la colline

Ou je fut implanté

J’ai vu détruire les villes

Et la Terre dévaster.

Alors je pris ma décision

Et de mes branches sont nées

Toutes ces belles maisons

Pour les oiseaux reposer.

Deux races ne firent plus qu’une,

Humains et oiseaux mêlés,

Pour que sous le clair de lune

Renaisse la vie a mes pieds.

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16 septembre 2006

Paroles plurielles consigne n°29

6648819_p Ecrire un texte erotique court, dans lequel tout est suggéré par métaphores ou périphrases


Ode parfumée

Elle,

Parfum envoûtant et voluptueux,

Aux saveurs orientales

Le jasmin, la rose

Et la sensualité de l’ambre.

Lui,

Tout en fraîcheur,

Et odeurs marines,

Un parfum iodé

Rappelant la fureur des tempêtes.

Eux

Par petites touches délicates,

Les senteurs se frôlent,

Se recherchent.

Elles se goûtent

Du bout des lèvres,

Du bout du nez.

Elles s’enhardissent,

Se déroulent,

S’enroulent

L’une autour de l’autre.

Liane de senteurs

Bouquet de parfums.

Elles se mêlent,

S’emmêlent,

Se confondent,

Ne font plus qu’une.

Vague de plaisir

Eclatant en milliers d’odeur.

Odeur du soleil d’été,

Du sable chaud, épicé.

Odeur des vagues,

Se jetant sur la falaise.

Odeur du vent,

Porteur de toutes les folies.

Odeur de la terre,

Et de sa fertilité.

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05 mai 2006

Et au milieu...

Jardin de pierre, champ de ruine

Le ciel s’est obscurcit d’avions en nombre

Derrière eux ne laissant que décombres

Et au milieu d’innocentes victimes.

Au-dessus de leur tête a éclaté l’enfer

Leur pays devenu immense brasier

Partout ce n’est qu’explosion et fumée

Et au milieu un enfant pleure sa mère

childofwar22              Pour certains ce ne sera que l’exil,

                                                  Loin de leur pays, loin de leur village,

                                      Sur les routes commence le long voyage

                                      Et au milieu, seule, oubliée, une petite fille

A d’autres la faim pour compagnie

Dans les camps ils traînent leur misère

N’ayant à la bouche qu’un goût de poussière

Et au milieu un médecin se bat pour sauver une vie

Dans ce monde ou le roi est argent

Les états se livrent des guerres sans merci

Pour la foi, pour le plaisir, pour l’or, pour la patrie

Et au milieu, toujours oubliés, sont les enfants.

Photo ACDI Roger Lemoyne site Agence canadienne de developpement international

Posté par Tylymymy à 11:38 - Poemes - Un petit mot [0] - Permalien [#]
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