28 janvier 2009
Du fond du coeur
La consigne 57 de Kaléïdoplume
Un consigne qui fera partie d'un ensemble sur la famille, et nous débutons par notre grand-mère. Un texte ecrit a l'instinc pour moi, j'ai laissé mon crayon dire ce qu'il avait à dire.
L'incipit : Grand-mère...(suivi du prénom) c'est (ou c'etait)
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Ma grand-mère s’appelle, enfin s’appelait Madeleine, pour nous c’était mémé.
Son visage je ne m’en souviens que par les photos, sa voix s’est envolée…
Sa
vie… j’en sais juste ce que m’a raconté ma mère : l’attente de son mari
prisonnier de guerre, la naissance sur le tard de deux enfants, le
décès de ce grand-père que je n’ai jamais connu et le dur travail a la
ferme pour élever ses deux filles.
Ma grand-mère j’en garde pourtant, bien cachées au fond de ma mémoire, quelques images :
-
le bol que mes frères et moi plongions dans le seau de lait tout chaud
et juste trait du matin, ce lait qui nous faisait de belles moustaches
blanches quand nous le buvions ;
- les coiffes d’indien que nous confectionnions lorsqu’elle plumait un poulet ;
-
les barrages que nous construisions sur la Rance, petit ruisseau qui
passait non loin de sa maison, imaginant en riant que nous allions
stopper l’alimentation en eau du vrai, du grand barrage qui siégeait la
bas au loin a Dinan ;
- sans oublier ces cabanes, fragiles maisons, que nous bâtissions a l’aide de bottes de paille.
Ma
grand-mère c’est aussi le souvenir de la maladie qui l’a enlevé trop
tôt, bien trop tôt, de ce cancer qui lui a grignoté le corps, de cette
morphine qui soulageait ses souffrances et lui faisait rêver sa vie.
C’est
enfin le souvenir d’une phrase prononcée dans un petit matin froid
alors que nous nous apprêtions a partir pour l’école. « C’est fini »
deux petits mots pour dire qu’elle ne souffrait plus, qu’elle était
partie vers un ailleurs que j’espère meilleur.
Ma grand-mère elle s’appelle présence, pensée, soutien, force et espoir et c’est elle que je garde au fond de mon cœur.






