16 septembre 2006
Paroles plurielles consigne n°29
Ecrire un texte erotique court, dans lequel tout est suggéré par métaphores ou périphrases
Ode parfumée
Elle,
Parfum envoûtant et voluptueux,
Aux saveurs orientales
Le jasmin, la rose
Et la sensualité de l’ambre.
Lui,
Tout en fraîcheur,
Et odeurs marines,
Un parfum iodé
Rappelant la fureur des tempêtes.
Eux
Par petites touches délicates,
Les senteurs se frôlent,
Se recherchent.
Elles se goûtent
Du bout des lèvres,
Du bout du nez.
Elles s’enhardissent,
Se déroulent,
S’enroulent
L’une autour de l’autre.
Liane de senteurs
Bouquet de parfums.
Elles se mêlent,
S’emmêlent,
Se confondent,
Ne font plus qu’une.
Vague de plaisir
Eclatant en milliers d’odeur.
Odeur du soleil d’été,
Du sable chaud, épicé.
Odeur des vagues,
Se jetant sur la falaise.
Odeur du vent,
Porteur de toutes les folies.
Odeur de la terre,
Et de sa fertilité.
Tags : atelier d'écriture, eros, parfum, paroles plurielles, poeme21 juin 2006
Paroles plurielles consigne n°25
Sur cette photo, terminer le texte par : m'offrir a celui qui ne me voyait pas.
Sultane d’un soir
Captive parmis d’autres, je fut vendue au sultan de Rabat. Enfermée dans son harem, j’errais comme une âme en peine, ne voyant qu’a travers un brouillard la magnificence des pièces emplies de coussins et de tapis aux couleurs chaudes. Il n’y avait que dans les jardins que je retrouvais un peu de mon pays. La nostalgie me serrait le cœur, et la beauté harmonieuse des plantes et bassins était troublée par mes larmes.
J’étais rebelle a mon nouvel état, perdue au milieu de toutes ces femmes caquetantes et médisantes. Puisque m’enfuir était hors de question, me laisser mourir était devenu mon unique but.
Un jour pourtant, tout changea. Le sultan, cet homme qui était devenu mon maître, vint au harem. Mon regard se posa sur lui et mon cœur fut emprisonné. Il était grand, la peau couleur de sable, les cheveux noirs et les yeux de velours caressant. Hélas ces caresses ne s’adressaient pas a moi. Pas un instant ses yeux ne m’effleurèrent. Qu’étais je a coté de ces grands et blondes slaves, ou de ces beautés mystérieuses du désert ? Rien qu’une petite paysanne un peu terne…
Mais un soir, je tint ma chance. Je fut désignée pour danser pour lui. Je choisis d’interpréter la danse des 7 voiles. Sur un air de musique passionné, avec des gestes langoureux, j’ôtais un a un mes voiles. C’est ainsi que, totalement dénudée, je pus enfin m’offrir à celui qui ne me voyait pas
Tags : atelier d'écriture, eros, paroles plurielles, texte





