Mots, et maux, émotions

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07 janvier 2009

Cerdiwen / Norand

Voici l'histoire de Ceridwen, mon premier personnage sur NeverwinterNeverwinter Night. Elle évoluait sur le serveur Norand.

Nom : Ceridwen Mayv, de son vrai nom Meyrawen Laÿ'v
Classe : rôdeuse.

Son histoire, son background est composé de deux parties que je vais vous révéler ici. Tout d'abord un poème, intitulé "Un long cri dans la nuit". Ce poème était la seule indication visible, publique de l'histoire de Ceridwen, chacun pouvait l'interpréter a sa façon. Ensuite viens l'histoire proprement dite, celle sur laquelle je me suis basée pour jouer le personnage et sur laquelle les maîtres de jeux (qui eux l'avaient reçu) pouvaient s'appuyer pour entraîner mon personnage dans diverses aventures.


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UN LONG CRI DANS LA NUIT

Un long cri dans la nuit, hurlement de souffrance,
Les animaux s'enfuient, troublés dans leur errance.
Le silence retombe, laissant les coeurs meurtris,
Glacés tel une tombe, par l'horreur de ce cri.

La forêt se referme, cachant son lourd secret,
Masquant cette âme en peine aux regards aux aguets
Un corps couvert de sang près de l'eau allongé,
Frissonnant, gémissant, par la louve veillé.

Elfe blonde et fragile, la dague ensanglantée,
Combien fut difficile pour elle de tant lutter.
La folie est partie en cette aube nouvelle,
Maudite pour la vie, en un souffle : Meyrawen.

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Physique :

Elfe blonde, a l’apparence fragile, qui paraît avoir dans les 25 ans, mais l’on voit en observant son regard qu’elle a déjà vécu de nombreuses années. On y lit aussi une certaine souffrance, et parfois un éclair de violence qu’elle cache sous un air souriant.

Histoire :

Ceridwen, ou plutôt Meyrawen est née à Esmirael, un village reculé, oublié, ignoré de tous. Elle y a passé son enfance et son adolescence, entourée de ses parents, frères et sœurs. Elle y a appris la science des armes. Dans sa tribu, on enseignait aux enfants dès leur plus jeune âge que le monde extérieur était peuplé de races inférieures, que seuls les elfes, et surtout les Esmieliens, étaient les élus des dieux et digne de fouler cette terre. Cette croyance était profondément ancrée en elle, car elle n’avait jamais vu d’autres races et pensait que s’ils ne venaient pas jusqu'à leur village c’est qu’ils n’étaient pas dignes d’en trouver le chemin. la Nature.

Elle venait d’avoir 20 ans lorsqu’un évènement eu lieu, évènement qui bouleversa totalement sa vie. Un homme, un être humain fit son entrée à Esmirael, mettant le village en émois. Les enfants prirent peur, mais les elfes l’emprisonnèrent, désirant le juger. Meyrawen fut intriguée par cet homme à l’air intelligent et sage. Elle réussit à se faire nommer garde de sa cellule. D’abord méfiante envers lui, et même parfois méprisante, il réussit peu à peu à l’amadouer. Ils passèrent de nombreuses nuits a discuter de part et d’autre des barreaux de la prison. Il lui parla du monde extérieur, lui racontant la multitude des races et leur beauté. Il lui parla de Serena, la déesse prônant , l’harmonie et la douceur. Et elle se rendit compte que ce qu’on lui avait enseigné depuis sa plus tendre enfance n’était en rien justifié. Le jour du procès, elle s’introduisit dans la séance et tenta de plaider la cause de cet homme, mais nul ne l’écouta, elle fut rejetée, traitée d’esprit rebelle. Ses parents l’enfermèrent chez eux, lui interdisant de bouger et de parler avant la fin du procès et la sentence. Elle savait que quoi qu’il se passe durant ce procès, l’homme qui se nommait Rig Mayv serait condamné à mort. La nuit avant l’exécution, elle s’enfuit de chez elle, réussit à neutraliser les gardes et libéra Rig. Ils s’enfuirent ensembles à la faveur de la nuit.

Ils furent pris en chasse. Leur fuite les mena dans de nombreux endroits, mais jamais ils ne pouvaient y rester bien longtemps. Toujours leurs poursuivants les rattrapaient. Comme ils se refusaient l’un et l’autre à faire couler le sang, ils prenaient à chaque fois la fuite. Ils arrivèrent dans une foret, pensant être enfin à l’abris. Cela faisait des mois qu’ils n’avaient plus vu trace de leurs poursuivants. Ils s’installèrent enfin, et c’est dans cette foret qu’Anna, leur fille, vint au monde. Hélas… quelques jours après la naissance, alors que Meyrawen était encore faible, la cabane qui les abritait fut secouée de tremblements. La porte s’ouvrit avec violence, et Meyrawen vit avec horreur ses propres frères pénétrer chez elle, les armes à la main. Rig était acculé, il hurla à son amour de fuir avec leur enfant, mais elle ne le put, tant était grand son état de faiblesse. Elle vit ses frères tuer Rig, ils se tournèrent alors vers elle, enlevant l’enfant qu’elle tentait de cacher sous sa cape et tuèrent Anna sous ses yeux. Meyrawen tomba à genoux, ferment les yeux et attendant la mort qui permettrait à son âme de rejoindre celle de l'homme qu’elle aimait… Mais le coup ne vint pas.

Ses frères l’attachèrent et la menèrent prisonnière à Esmirael. Elle y fut jugée traître à son peuple, traître à son sang et condamnée à l’esclavage. Battue, torturée, ils jetèrent sur elle une malédiction, tuant la douceur et l’amour qu’elle pouvait avoir en elle. Les mois passèrent, d’abord des mois d’abattement total, tant la douleur d’avoir perdu Rig et Anna était vive. La malédiction de ses frères faisait son chemin en elle, la violence prenait de plus en plus possession de son âme. Dans un accès de colère extrême, elle réussit à s’enfuir, tuant les gardes qui s’interposaient. Elle pénétra dans son village, armée, couverte de sang, les yeux flamboyants de colère et de violence. Elle tua sans s’arrêter jusqu'à ce qu’elle ait atteint les portes d’Esmirael, et fuit ce village qui l’avait vu naître.

Elle vécu dans la violence et la haine, les yeux fous. Elle traversa des déserts, des forets, des villes, toujours considérés par tous comme une bête sauvage, ne s’exprimant plus que par grognement, ayant tout oublié de sa langue maternelle. Quelques années passèrent dans cette vie de violence.

Un jour elle se retrouva en foret. Une plainte la surpris, elle chercha l’origine de ce cri et découvrit un louveteau geignant près de sa mère morte. La vue de cet animal lui ramena en mémoire sa propre fille. Elle tomba à genoux près du louveteau et la douleur oubliée depuis si longtemps vint hurler dans son âme. Elle poussa un long cri et les larmes commencèrent à couler. Elle s’allongea de tout son long contre le corps de la louve, et sombra dans un sommeil peuplé de cauchemars. Le louveteau senti la détresse de l’elfe, il avança sa patte blessée vers la bouche de Meyrawen et le sang de la blessure coula dans la gorge de la jeune elfe. La douleur, les larmes et le goût du sang la réveillèrent. Ses yeux avaient perdu leur folie. Elle se leva et se dirigea vers l’étang tout proche. Longuement elle s’y contempla, voyant sur elle le résultat des années de violence et de meurtre. Elle se déshabilla et s’y baigna nue. Elle se senti renaître, la malédiction s’éloignant d’elle. C’est alors qu’elle vit que le louveteau l’avait suivi.

« Ton sang est en moi, tu m’a sauvé de la folie. Une nouvelle vie s’offre à nous, Louvia sera ton nom, Ceridwen sera le mien. Je ne suis plus rien. Jamais plus la mort n’atteindra quelqu’un par moi, jamais plus le sang ne coulera de par mon fait. »

Elle repris sa vie errante, accompagnée du louveteau qui grandit près d’elle jusqu'à devenir une splendide louve. Désirant laver la souffrance qu’elle avait fait subir par le passé, elle se mit à apporter aide et protection aux personnes qu’elle rencontrait, le plus souvent des humains, rarement des elfes dont elle se méfiait, craignant qu’à nouveau ses frères ne la prennent en chasse.

Malheureusement pour elle, certaines nuits la malédiction reprenait possession de son âme. Durant plusieurs jours, elle sentait monter en elle des accès de violence, elle arrivait à les résorber tant bien que mal, toujours en s’isolant en foret, parlant aux arbres. Seule Louvia restait près d’elle, la louve sachant que son sang serait la seule façon de faire reculer le mal.

Mais Ceridwen se refusait souvent a prendre le sang de sa compagne, préférant se mutiler dans ses accès de folie. Le lendemain de ses nuits maudites, l’aube la retrouvait couverte de blessures, la louve à ses cotés. La seule certitude qu’elle avait concernant les évènements de la nuit, c’est que nul être n’avait péri sous sa lame, la louve l’en aurait empêché.

L’errance de Ceridwen semblait sans fin, mais c’était sans compter sur Louvia. L’animal guida l’elfe vers Norand, son instinct lui disant que là-bas la vie de son amie serait changée.

Elle a d’ailleurs commencé à changer. Ceridwen s’est liée d’amitié avec une jeune humaine, étrange et imprévisible, aussi vive et brillante qu’une étoile filante Silista, et l’amour contre toute attente est revenue dans sa vie.


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30 juillet 2006

BG pour UO

Voici l'histoire d'une autre Myriel, enfin juste une partie de son histoire. Je devais la jouer avec des amis belges sur Ultima Online, mais un probleme de pc m'en a empeché.

« La tempête avait éclaté brusquement. Le ciel, jusque là d ’un bleu azur, s’était assombri d’un coup. D’épais nuages noirs l’avaient obscurci, bouchant l’horizon. Le vent s’était levé, faisant claquer les voiles. La mer était démontée. Les vagues, tel un troupeau de chevaux couverts d’écume, montaient à l’assaut de l’embarcation.

Le bateau était malmené par les flots en furie, ballotté par les creux dans l’océan. A bord, les hommes d’équipage courraient sur le pont, réduisant la voilure. Le capitaine hurlait des ordres, tentant de couvrir le bruit grondant du vent de sa voix de stentor.

Dans la cabine des passagers, une femme essayait de calmer les deux fillettes qui pleuraient, effrayées par tout ce bruit. Son époux était monté sur le pont pour obtenir des nouvelles et proposer son aide aux hommes du navire. Chaque craquement du bois, plus lugubres les uns que les autres, apportait de nouveaux pleurs de la part des enfants. La femme faisait face courageusement, ne laissant pas percer son inquiétude, seule une lueur de frayeur éclairait par moment son regard vert d’eau.

Un craquement se fit entendre, plus sonore et plus sinistre que les précédents. Des cris... Des bruits de pas dans la coursive... La porte s’ouvrit avec violence sous la poussée d’un marin :

- Sortez vite !!! ..; Nous avons une voie d’eau !!!

La femme attrapa chacune des fillettes par la main et se précipita sur le pont. Dehors, elle fut accueillit par la fureur du vent. Une bourrasque arracha le châle qu’elle portait sur la tète, révélant une longue chevelure d’un noir de jais ou perçaient de fines oreilles pointues. Elle scrutait l’équipage, à la recherche de son époux, à la recherche d’un marin pouvant lui apporter de l’aide. Mais tout était que fureur, précipitation et désorganisation....

Elle enveloppa ses enfants dans sa cape, les mettant à l’abris de la fureur des éléments et leur recommandant de ne pas bouger. Elle partis en direction de l’arrière du navire, luttant contre le vent et le roulis qui la déstabilisait. Elle pensait y trouver le capitaine, cet homme un peu frustre auquel ils avaient payé leur voyage a prix d’or. Elle parvins avec difficulté au gaillard arrière, se tenant fermement à la rambarde pour ne pas tomber. Avec stupeur, elle constata que personne ne tenait le gouvernail. La corde sensée obliger le bateau a maintenir le cap était défaite, la roue tournait dans tout les sens , rendue folle par la tempête. Le navire était sans gouvernail, sans pilote, livré à lui-même et à la furie des éléments.

Un hurlement perçant la fit se retourner, juste à temps pour voir un marin attraper le paquet que formaient ses filles emmitouflées dans sa cape et les porter jusqu’à un canot de sauvetage. Elle hurla, siffla comme une chatte en furie, criant au marin de laisser ses filles, et se mit à courir. Une brusque embardée du navire la surpris et elle se retrouva affalée de tout son long contre le pont. Quelque peu assommée, le front en sang, elle se releva avec difficulté. Ses cheveux, poisseux, trempés par la pluie battante, lui collaient au visage. Un rideau d’eau et de sang obscurcissait sa vue. Elle avançait péniblement vers l’endroit ou elle avait vu l’homme embarquer ses enfants, se guidant plus à l’oreille, percevant les pleurs des fillettes.

Elle ne vit pas la vague arriver... L’eau salée l’environnait... pénétrant par sa bouche dans ses poumons... de l’eau partout autour d’elle... tourbillonnante... la ballottant... Elle perdit conscience dans cet univers mouillé, le bras tendu vers le ciel comme pour tenter de se raccrocher à une unique pensée : ses filles... »

La femme se réveilla brusquement, inspirant l’air froid de la nuit a plein poumons.

- Ce n'était qu’un rêve... un de plus... Ho Lisaelle mes filles les retrouverais je un jour ? Mes petites Elen et Isil sont elles en vie ?

L’elfe frissonna. Elle rassembla du bois mort et fit un feu pour se réchauffer. La nuit était très froide et il lui semblait ressentir encore autour d’elle le linceul glacé des profondeurs océaniques.

La flambée prit très vite et les flammes s’élevèrent vers le ciel étoilé. Elle se tenait debout, fine silhouette se découpant dans la clarté du feu. Elle leva les yeux, scrutant le ciel, cherchant dans les étoiles une réponse. Sa voix s’éleva alors, claire et haute, sans que vraiment elle en eu conscience. Elle entonna un chant, une prière en mémoire de ces êtres si chers à son coeur et qui avaient disparu depuis des années.

deux petites filles, deux enfants

soleils de ma vie, lumieres de mon coeur

un epoux tendre et aimant

l'ocean m'a oté ces sources de bonheur

ai! aica umbar                                      helas cruel destin

Yéni avanier                                        les longues années ont passé

Andumë pella                                       au dela de l'ouest

ëar-celumessen pella                            au dela des flots de la mer

les années ont passé sur mon malheur

avec eux s'en est allée ma joie

je ne connais plus de ce monde la douceur

je ne suis plus que chagrin au fond de moi

ai ! aica umbar                                     helas cruel destin

fanë cirya falmalinnar                           blanc navire sur les vagues ecumantes

oantë tenna fanyarë                              parti aussi loin que les cieux

arwa, ringa sumaryassë, Myrielhini        avec, en son sein froid, les enfants de Myriel

Man hlaruva ravëa indonya                   Qui entendra mon coeur rugir

terhantë, saccantë ?                              brisé, dechiré ?

Man hiruva harmanya ?                        qui trouvera mes tresors ?

utulie'n aurë                                         Le jour est venu

ho hir alassënya                                    de trouver mon bonheur

a vala Lisaelle                                      que Lisaelle l'ordonne

Sa voix s’éteint dans un dernier murmure, sur le prénom de ses filles. Et elle se laissa tomber à genoux. Elle resta là longtemps, agenouillée devant le feu qui peu à peu s’éteignait, laissant ses pensées, ses souvenirs vagabonder vers les années de bonheur. Une larme, unique perle de cristal, roula doucement sur sa joue. Elle ne l’essuya pas. Laissant ce symbole de son amour glisser vers le sol, vers la mère nourricière.

Un long frisson parcouru brusquement son corps. Elle se tint aux aguets, seule une certaine raideur dans les épaules pouvait en apporter la preuve. Des yeux l’observaient... Pas une, mais deux personnes l’épiaient. Elle le ressentait dans tout son corps, avec tout ses instinct d’elfe. Doucement, masquant ses gestes par l’ombre du feu mourant, elle tendit la main vers son arc. Le craquement d’une brindille sur sa gauche la fit se retourner, l’arc bandé... une flèche prête à être décochée...

- Qui vas là ? Montrez vous !!! "

Posté par Tylymymy à 10:40 - Ultima Online - Un petit mot [3] - Permalien [#]
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