06 février 2009
Tylyne -5-
Un poème que Tylyne a écrit pour son ami Mirkam, qui lui racontait souvent des histoires de son pays enneigé.
Le pays de Mirkam
Il est un pays,
En bordure de l’océan
Ou la neige à perte de vue s’étale
D’une blancheur sans égale
Recouvrant terres et gens.
Il est un pays,
Par bateau on s’y rend
Oubliant le soleil de l’été
En voyant sous nos yeux étonnés
Mer et neige se mêlant.
Il est un pays,
De boules de neige s’armant
Les lançant on se bataille
Pour le bonheur des enfants.
Il est un pays,
Ou les animaux ont le poil blanc
Pour mieux se fondre et se cacher
Et aux chasseurs échapper
Tout déconfits les laissant.
Il est un pays,
Un beau pays tout blanc
Ou est né mon ami Mirkam
Ce fier guerrier dans l’âme
Qui est avec moi toujours souriant.
01 février 2009
Tylyne -4-
Tylyne est donc une petite fille, qui comprends parfois un peu de travers ce qu'on lui explique. Un jour, un paladin de ses amis a voulut lui expliquer son rôle en tant que paladin : protéger et servir. Ces mots ont travaillé dans sa petite tête, et a force de reflexions, elle a finit par comprendre : protéger et servir ce qu'on aime, soit dans son cas les bonbons. Elle s'est donc nommée elle même la paladine des bonbons. Cela s'est traduit par ce poème.
Les
bonbons
Pour le bonheur des yeux, une symphonie de couleurs,
Explosant dans la bouche en un feu d’artifice de saveur,
Fondant sous la langue ou croquant sous la dent,
Un plaisir tout tendre pour les petits et les grands.
On en trouve au parfum de fruits, et même de caramel,
Mais les plus doux, mes préférés, sont ceux au goût de miel,
C’est une envie de douceur a laquelle je ne peux résister,
Mais ce qui est vraiment meilleur, c’est de les partager.
En distribuer à la ronde, c’est donner du plaisir
Voir naître sur les figures rondes le plus beau des
sourires,
C’est comme les poèmes, les chansons, les câlins, les
bisous,
Les partager rends le monde toujours plus doux.
Fermez les yeux, ouvrez la bouche, tendez les mains,
Laissez vous envoûter par ce délice sans fin,
Laissez moi vous faire goûter à cette saveur divine,
Je m’y connais, des bonbons, je suis la paladine.
29 janvier 2009
Tylyne-3-
Une nouvelle chansonnette de Tylyne, ou elle raconte son aventure dans les égouts. Il faut pour savourer cette petite chanson imaginer la petite Tylyne la chantant sur un air martial, avec ses petits amis "P'tite Puce" "Rayure" et "Toutou" la suivant
En avant !
J’vais vous raconter
Une histoire qui m’est arrivée
Pour que vous compreniez qu’c’est dur
Parfois d’partit en aventure
Et surtout qu’il faut pas croire
Tout c’que les gens racontent le soir
Refrain : En avant ma troupe, en avant
Un
pas d’vant l’autre il faut aller
A
travers rue, a travers champs
Nous
sommes prêts a aventurer
En
avant ma troupe, en avant
Quelqu’un, j’sais plus son nom,
M’avait dit qu’le marchand d’bonbons
Dans les égouts il s’cachait
Et qu’il risquait d’s’y perdre à jamais
J’suis descendu pour le r’trouver
Sans oublier d’me boucher l’nez
Mais du marchand aucune trace
Y avait qu’des méchants rats a sa place
Refrain
Et tous ces rats voulaient m’croquer
Et moi qui courre en m’bouchant l’nez
Heureusement P’tite Puce m’a sauvé
En les aveuglant de poudre de fée
Des égouts je suis alors sortie
Une fois dehors, hé ben j’ai rit
Faut dire qu’les gens ils me fuyaient
Parce que vraiment j’sentais mauvais
Et pi aussi j’étais crottée
De boue d’la tête aux pieds
Refrain
26 janvier 2009
Tylyne -2-
Voici la première chansonnette de Tylyne, chansonnette qui correspond a son BG, vu qu'elle y explique pourquoi elle se promène toujours avec une petite fée et un blaireau.
Petite note : ces chansonnettes sont ecrites dans un style enfantin (enfin j'ai essayé de leur donner un style enfantin) avec parfois invention de mots (exemple : tylyne a inventé le verbe aventurer : partir a l'aventure, avoir des aventures)
Ma troupe
Pas plus haute que trois pommes,
Des ailes toutes dorées,
A travers les airs elle vole
Déposant sur vous de la poudre de fée.
Une nuit elle est arrivée,
De nulle part, elle a surgit,
Je n’étais alors qu’un bébé,
Elle est devenue aussitôt mon amie.
P’tite Puce est son nom
Avec elle je pars en aventure
Dans la campagne, a travers plaines et monts,
C’est ainsi que nous avons trouvé Rayure.
C’est un blaireau au nez rayé de blanc,
Dans un foret, il était seul, triste, abandonné
J’lui ai tendu la main en l’cajolant,
Il nous a suivi et près de nous est resté.
Et souvent quand nous somme à Erethil,
Un autre ami se joins à nous,
C’est un chien, un copain d’la ville
Il réponds au nom de Toutou.
Ensemble nous formons une troupe,
Ensemble nous allons aventurer
Pour découvrir, cela ne fait aucun doute
Ou le marchand d’bonbons peut s’cacher
24 janvier 2009
Tylyne -1-
Tylyne Eradwin est mon deuxième personnage sur Neverwinter Night. Un personnage un peu a part dans ce monde de médiéval-fantastique, car il s'agit (encore ;)) d'une enfant. Elle a 10 ans quand je la fait arriver sur le serveur Erethil (devenu ensuite les Royaumes Insulaires). Elle débarque du bateau, fraiche et pimpante a la recherche de sa sœur Tyliane (qui pour la petite histoire est jouée par le joueur qui incarnait Julyane la meilleure amie de Myriel sur la 4eme Prophétie).
Les parents des deux sœurs, druides tout deux, sont décédés. Tyliane a élevé Tylyne dans une grande liberté, la laissant faire ses propres choix, même si elle, Tyliane a décidé de suivre la voie de leurs parents, elle ne l'impose nullement a sa petite sœur, qui suite a une rencontre a décidé de devenir barde. C'est pourquoi je vous montrerai ici les œuvres de Tylyne, des poèmes, enfin plutôt des chansonnettes qui racontent ses petites histoires. En effet Tylyne, comme tout enfant, ne s'intéresse pas du tout a la vie politique, militaire de son monde. Elle pense jeux, bonbons et amis.
niveau classe de personnage : Tylyne est une demi-elfe (même si pour des raisons d'apparence j'ai pris le skin de l'halfling) et multiclassée pour des raisons de role play. Elle a donc un niveau de druide, en raison de son ascendance et pour pouvoir se promener avec un blaireau, un niveau d'ensorceleur pour avoir une petite fée et un niveau de barde en raison de son désir de le devenir.
Tags : bg, demi-elfe, enfant, never, tylyne07 janvier 2009
Cerdiwen / Norand
Voici l'histoire de Ceridwen, mon premier personnage sur NeverwinterNeverwinter Night. Elle évoluait sur le serveur Norand.
Nom : Ceridwen Mayv, de son vrai nom Meyrawen Laÿ'v
Classe : rôdeuse.
Son histoire, son background est composé de deux parties que je vais vous révéler ici. Tout d'abord un poème, intitulé "Un long cri dans la nuit". Ce poème était la seule indication visible, publique de l'histoire de Ceridwen, chacun pouvait l'interpréter a sa façon. Ensuite viens l'histoire proprement dite, celle sur laquelle je me suis basée pour jouer le personnage et sur laquelle les maîtres de jeux (qui eux l'avaient reçu) pouvaient s'appuyer pour entraîner mon personnage dans diverses aventures.
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UN LONG CRI DANS LA NUIT
Un long cri dans la nuit, hurlement de souffrance,
Les animaux s'enfuient, troublés dans leur errance.
Le silence retombe, laissant les coeurs meurtris,
Glacés tel une tombe, par l'horreur de ce cri.
La forêt se referme, cachant son lourd secret,
Masquant cette âme en peine aux regards aux aguets
Un corps couvert de sang près de l'eau allongé,
Frissonnant, gémissant, par la louve veillé.
Elfe blonde et fragile, la dague ensanglantée,
Combien fut difficile pour elle de tant lutter.
La folie est partie en cette aube nouvelle,
Maudite pour la vie, en un souffle : Meyrawen.
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Physique :
Elfe
blonde, a l’apparence fragile, qui paraît avoir dans les 25 ans, mais l’on voit
en observant son regard qu’elle a déjà vécu de nombreuses années. On y lit
aussi une certaine souffrance, et parfois un éclair de violence qu’elle cache
sous un air souriant.
Histoire :
Ceridwen,
ou plutôt Meyrawen est née à Esmirael, un village reculé, oublié, ignoré de
tous. Elle y a passé son enfance et son adolescence, entourée de ses parents,
frères et sœurs. Elle y a appris la science des armes. Dans sa tribu, on
enseignait aux enfants dès leur plus jeune âge que le monde extérieur était
peuplé de races inférieures, que seuls les elfes, et surtout les Esmieliens,
étaient les élus des dieux et digne de fouler cette terre. Cette croyance était
profondément ancrée en elle, car elle n’avait jamais vu d’autres races et
pensait que s’ils ne venaient pas jusqu'à leur village c’est qu’ils n’étaient
pas dignes d’en trouver le chemin.
Elle
venait d’avoir 20 ans lorsqu’un évènement eu lieu, évènement qui bouleversa
totalement sa vie. Un homme, un être
humain fit son entrée à Esmirael, mettant le village en émois. Les enfants
prirent peur, mais les elfes l’emprisonnèrent, désirant le juger. Meyrawen fut
intriguée par cet homme à l’air intelligent et sage. Elle réussit à se faire
nommer garde de sa cellule. D’abord méfiante envers lui, et même parfois
méprisante, il réussit peu à peu à l’amadouer. Ils passèrent de nombreuses
nuits a discuter de part et d’autre des barreaux de la prison. Il lui parla du
monde extérieur, lui racontant la multitude des races et leur beauté. Il lui
parla de Serena, la déesse prônant
Ils
furent pris en chasse. Leur fuite les mena dans de nombreux endroits, mais jamais ils ne pouvaient y rester bien
longtemps. Toujours leurs poursuivants les rattrapaient. Comme ils se refusaient
l’un et l’autre à faire couler le sang, ils prenaient à chaque fois la fuite.
Ils arrivèrent dans une foret, pensant être enfin à l’abris. Cela faisait des
mois qu’ils n’avaient plus vu trace de leurs poursuivants. Ils s’installèrent
enfin, et c’est dans cette foret qu’Anna, leur fille, vint au monde. Hélas…
quelques jours après la naissance, alors que Meyrawen était encore faible, la
cabane qui les abritait fut secouée de tremblements. La porte s’ouvrit avec
violence, et Meyrawen vit avec horreur ses propres frères pénétrer chez elle,
les armes à la main. Rig était acculé, il hurla à son amour de fuir avec leur
enfant, mais elle ne le put, tant était grand son état de faiblesse. Elle vit
ses frères tuer Rig, ils se tournèrent alors vers elle, enlevant l’enfant
qu’elle tentait de cacher sous sa cape et tuèrent Anna sous ses yeux. Meyrawen
tomba à genoux, ferment les yeux et attendant la mort qui permettrait à son âme
de rejoindre celle de l'homme qu’elle aimait… Mais le coup ne vint pas.
Ses
frères l’attachèrent et la menèrent prisonnière à Esmirael. Elle y fut jugée
traître à son peuple, traître à son sang et condamnée à l’esclavage. Battue,
torturée, ils jetèrent sur elle une malédiction, tuant la douceur et l’amour
qu’elle pouvait avoir en elle. Les mois passèrent, d’abord des mois
d’abattement total, tant la douleur d’avoir perdu Rig et Anna était vive. La
malédiction de ses frères faisait son chemin en elle, la violence prenait de
plus en plus possession de son âme. Dans un accès de colère extrême, elle
réussit à s’enfuir, tuant les gardes qui s’interposaient. Elle pénétra dans son
village, armée, couverte de sang, les yeux flamboyants de colère et de
violence. Elle tua sans s’arrêter jusqu'à ce qu’elle ait atteint les portes
d’Esmirael, et fuit ce village qui l’avait vu naître.
Elle
vécu dans la violence et la haine, les yeux fous. Elle traversa des déserts,
des forets, des villes, toujours considérés par tous comme une bête sauvage, ne
s’exprimant plus que par grognement, ayant tout oublié de sa langue maternelle.
Quelques années passèrent dans cette vie de violence.
Un
jour elle se retrouva en foret. Une plainte la surpris, elle chercha l’origine
de ce cri et découvrit un louveteau geignant près de sa mère morte. La vue de
cet animal lui ramena en mémoire sa propre fille. Elle tomba à genoux près du
louveteau et la douleur oubliée depuis si longtemps vint hurler dans son âme.
Elle poussa un long cri et les larmes commencèrent à couler. Elle s’allongea de
tout son long contre le corps de la louve, et sombra dans un sommeil peuplé de
cauchemars. Le louveteau senti la détresse de l’elfe, il avança sa patte
blessée vers la bouche de Meyrawen et le sang de la blessure coula dans la
gorge de la jeune elfe. La douleur, les larmes et le goût du sang la réveillèrent.
Ses yeux avaient perdu leur folie. Elle se leva et se dirigea vers l’étang tout
proche. Longuement elle s’y contempla, voyant sur elle le résultat des années
de violence et de meurtre. Elle se déshabilla et s’y baigna nue. Elle se senti
renaître, la malédiction s’éloignant d’elle. C’est alors qu’elle vit que le
louveteau l’avait suivi.
Tags : bg, ceridwen, elfe, never, poeme
30 juillet 2006
BG pour UO
Voici l'histoire d'une autre Myriel, enfin juste une partie de son histoire. Je devais la jouer avec des amis belges sur Ultima Online, mais un probleme de pc m'en a empeché.
« La tempête avait éclaté brusquement. Le ciel, jusque là d ’un bleu azur, s’était assombri d’un coup. D’épais nuages noirs l’avaient obscurci, bouchant l’horizon. Le vent s’était levé, faisant claquer les voiles. La mer était démontée. Les vagues, tel un troupeau de chevaux couverts d’écume, montaient à l’assaut de l’embarcation.
Le bateau était malmené par les flots en furie, ballotté par les creux dans l’océan. A bord, les hommes d’équipage courraient sur le pont, réduisant la voilure. Le capitaine hurlait des ordres, tentant de couvrir le bruit grondant du vent de sa voix de stentor.
Dans la cabine des passagers, une femme essayait de calmer les deux fillettes qui pleuraient, effrayées par tout ce bruit. Son époux était monté sur le pont pour obtenir des nouvelles et proposer son aide aux hommes du navire. Chaque craquement du bois, plus lugubres les uns que les autres, apportait de nouveaux pleurs de la part des enfants. La femme faisait face courageusement, ne laissant pas percer son inquiétude, seule une lueur de frayeur éclairait par moment son regard vert d’eau.
Un craquement se fit entendre, plus sonore et plus sinistre que les précédents. Des cris... Des bruits de pas dans la coursive... La porte s’ouvrit avec violence sous la poussée d’un marin :
- Sortez vite !!! ..; Nous avons une voie d’eau !!!
La femme attrapa chacune des fillettes par la main et se précipita sur le pont. Dehors, elle fut accueillit par la fureur du vent. Une bourrasque arracha le châle qu’elle portait sur la tète, révélant une longue chevelure d’un noir de jais ou perçaient de fines oreilles pointues. Elle scrutait l’équipage, à la recherche de son époux, à la recherche d’un marin pouvant lui apporter de l’aide. Mais tout était que fureur, précipitation et désorganisation....
Elle enveloppa ses enfants dans sa cape, les mettant à l’abris de la fureur des éléments et leur recommandant de ne pas bouger. Elle partis en direction de l’arrière du navire, luttant contre le vent et le roulis qui la déstabilisait. Elle pensait y trouver le capitaine, cet homme un peu frustre auquel ils avaient payé leur voyage a prix d’or. Elle parvins avec difficulté au gaillard arrière, se tenant fermement à la rambarde pour ne pas tomber. Avec stupeur, elle constata que personne ne tenait le gouvernail. La corde sensée obliger le bateau a maintenir le cap était défaite, la roue tournait dans tout les sens , rendue folle par la tempête. Le navire était sans gouvernail, sans pilote, livré à lui-même et à la furie des éléments.
Un hurlement perçant la fit se retourner, juste à temps pour voir un marin attraper le paquet que formaient ses filles emmitouflées dans sa cape et les porter jusqu’à un canot de sauvetage. Elle hurla, siffla comme une chatte en furie, criant au marin de laisser ses filles, et se mit à courir. Une brusque embardée du navire la surpris et elle se retrouva affalée de tout son long contre le pont. Quelque peu assommée, le front en sang, elle se releva avec difficulté. Ses cheveux, poisseux, trempés par la pluie battante, lui collaient au visage. Un rideau d’eau et de sang obscurcissait sa vue. Elle avançait péniblement vers l’endroit ou elle avait vu l’homme embarquer ses enfants, se guidant plus à l’oreille, percevant les pleurs des fillettes.
Elle ne vit pas la vague arriver... L’eau salée l’environnait... pénétrant par sa bouche dans ses poumons... de l’eau partout autour d’elle... tourbillonnante... la ballottant... Elle perdit conscience dans cet univers mouillé, le bras tendu vers le ciel comme pour tenter de se raccrocher à une unique pensée : ses filles... »
La femme se réveilla brusquement, inspirant l’air froid de la nuit a plein poumons.
- Ce n'était qu’un rêve... un de plus... Ho Lisaelle mes filles les retrouverais je un jour ? Mes petites Elen et Isil sont elles en vie ?
L’elfe frissonna. Elle rassembla du bois mort et fit un feu pour se réchauffer. La nuit était très froide et il lui semblait ressentir encore autour d’elle le linceul glacé des profondeurs océaniques.
La flambée prit très vite et les flammes s’élevèrent vers le ciel étoilé. Elle se tenait debout, fine silhouette se découpant dans la clarté du feu. Elle leva les yeux, scrutant le ciel, cherchant dans les étoiles une réponse. Sa voix s’éleva alors, claire et haute, sans que vraiment elle en eu conscience. Elle entonna un chant, une prière en mémoire de ces êtres si chers à son coeur et qui avaient disparu depuis des années.
deux petites filles, deux enfants
soleils de ma vie, lumieres de mon coeur
un epoux tendre et aimant
l'ocean m'a oté ces sources de bonheur
ai! aica umbar helas cruel destin
Yéni avanier les longues années ont passé
Andumë pella au dela de l'ouest
ëar-celumessen pella au dela des flots de la mer
les années ont passé sur mon malheur
avec eux s'en est allée ma joie
je ne connais plus de ce monde la douceur
je ne suis plus que chagrin au fond de moi
ai ! aica umbar helas cruel destin
fanë cirya falmalinnar blanc navire sur les vagues ecumantes
oantë tenna fanyarë parti aussi loin que les cieux
arwa, ringa sumaryassë, Myrielhini avec, en son sein froid, les enfants de Myriel
Man hlaruva ravëa indonya Qui entendra mon coeur rugir
terhantë, saccantë ? brisé, dechiré ?
Man hiruva harmanya ? qui trouvera mes tresors ?
utulie'n aurë Le jour est venu
ho hir alassënya de trouver mon bonheur
a vala Lisaelle que Lisaelle l'ordonne
Sa voix s’éteint dans un dernier murmure, sur le prénom de ses filles. Et elle se laissa tomber à genoux. Elle resta là longtemps, agenouillée devant le feu qui peu à peu s’éteignait, laissant ses pensées, ses souvenirs vagabonder vers les années de bonheur. Une larme, unique perle de cristal, roula doucement sur sa joue. Elle ne l’essuya pas. Laissant ce symbole de son amour glisser vers le sol, vers la mère nourricière.
Un long frisson parcouru brusquement son corps. Elle se tint aux aguets, seule une certaine raideur dans les épaules pouvait en apporter la preuve. Des yeux l’observaient... Pas une, mais deux personnes l’épiaient. Elle le ressentait dans tout son corps, avec tout ses instinct d’elfe. Doucement, masquant ses gestes par l’ombre du feu mourant, elle tendit la main vers son arc. Le craquement d’une brindille sur sa gauche la fit se retourner, l’arc bandé... une flèche prête à être décochée...
- Qui vas là ? Montrez vous !!! "
Tags : bg, elfe, ultima online
08 juin 2006
Myriel -23-
Voici le dernier texte de l'histoire de Myriel. Il s'agissait de savoir ce qu'elle allait devenir après l'horreur de la guerre, d'imaginer sa vie a la fin du serveur. J'ai joué le personnage de Myriel durant 13 mois environ. Elle a commencé sur le serveur a 4 ans et grandissait d'un an par mois. C'est un personnage que j'ai adoré jouer, j'espère que son histoire vous a plu.
Le destin de myriel
« La fatigue, l’horreur de la guerre, le chagrin immense ressentit à la mort d’Elson avaient terrassé Myriel. Elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Son sourire qui en avait enchanté plus d’un semblait avoir disparu à jamais. Elle errait à travers les terres d’Althéas saccagées par les batailles, sans remarquer que lentement la Nature reprenait ses droits. Ses frères et sœurs la voyaient marcher, pale, tel un fantôme, une mèche blanche apparue dans ses cheveux a la suite des combats lui tombant sur le visage. Et nul n’avait entendu sa voix depuis les heures terribles…
Elle avait accompli l’ultime sacrifice, celui de son amour, de son bonheur, de sa joie pour que naisse enfin le bonheur de celle qu’elle avait toujours appelé au fond de son cœur : Maman Nature. Elle avait perdu le goût de vivre, l’envie d’aimer. Elle avait tout perdu si ce n’est cette vie à laquelle plus rien de la raccrochait.
Au cours d’une de ses errances solitaires, elle tomba sur le corps d’un homme. Le temps n’avait pas encore accompli son œuvre et elle le reconnu… Son amour… Son unique amour… Elson..
A genoux près de lui, elle se mit à pleurer, un flot ininterrompu de larmes. Inconsciemment, elle tendit la main vers la dague du jeune homme et la sortit du fourreau. Elle resta là longuement, tenant au creux de ses mains la dague de l’être aimé, se remémorant leurs rires et leurs baisers, pensant à ce qui aurait pu être, a la vie qu’ils auraient pu avoir… La lame se posa sur les veines de son poignet…
Soudain une voix résonna dans sa tête, la voix d’une petite fille qui avait survécu à l’horreur : Tin qui lui disait tout son amour. Sous ses yeux défilèrent aussi les mots de Julyane, mots d’amour, d’amitié et de pardon. Une douce chaleur naquit en elle. Titania lui offrait le don le plus précieux, le don de vie. Myriel sut alors qu’un enfant allait naître de cette nuit magique, cette unique nuit d’amour qu’elle avait vécu avec Elson.
La lame tout doucement glissa de ses mains et tomba a terre, sans bruit sur la mousse. Un sourire d’une tendresse infini se dessina sur le visage de la jeune femme. Elle se releva lentement, murmurant un dernier adieu a cet homme que jamais elle n’oublierai et repartit en direction du cercle.
Elle y retrouva Mindalann, sa tante qui n’avait jamais cesser de s’inquiéter pour elle, et Tin cette petite puce qui était l’amour personnifié. Elle leur avoua son doux secret. Elle allait vivre pour Titania, pour elles deux, pour ses frères et sœurs et surtout pour cet enfant quoi chaque jours grandissait en elle. »
Lyre,
Sylphe d’une enfant devenue femme
Amie de Myriel
P.S. HRP :
Voila je ne pouvais en rester la. Je voulais donner une suite a cette histoire. Pour des raisons que certains connaissent je ne pouvais tuer Myriel, à la rigueur la faire mourir de chagrin, mais quand j’en ai parlé, plusieurs d’entre vous ont hurlé… alors voilà, Myriel vas retrouver le bonheur et élever son enfant à l’aide de tous, dans l’amour de la Nature et le souvenir de son père.
Tags : bg, t4c02 juin 2006
Myriel -22-
PS : voici le texte de la derniere animation, ce n'est pas tout a fait la fin de l'histoire de Myriel, il reste un ecrit intitulé "le destin de Myriel". Ce texte ci fut pour moi le plus dur a ecrire, il est inspiré totalement de l'animation qui eu lieu le dernier jour.
La guerre - la mort d’Elson- la fin
Hélas, le juge suprême en avait décidé autrement. Les étoiles étaient alignées, le destin des hommes était joué. Lugh était venu au cercle, ordonnant a ses druides de se tenir prêts, qu’ils allaient participer aux combats aux cotés des haruspiciens, que le bonheur de Titania était en jeu... que tout les non-druides devaient mourir.
L’appel de Lugh a été entendu. En ce jour du jugement, ce jour de venue de l’Haruspice, les druides se sont rassemblés dans le cercle protecteur des pierres sacrées.
Depuis des jours déjà les hordes de monstres de l’Haruspice avaient commencé leur besogne, attaquant ça et là. Les haruspiciens deja se battaient, offrant les âmes des morts a Leur maître. Mais les druides ne bougeaient pas.
Dans le cercle, les prières montaient vers le ciel dans l’attente du Signe des Esprits qui déchaînerait les fureurs de la Nature et abattrait les armes des druides sur Ses ennemis. Tout les sentiments se reflétaient sur les visages. Certains étaient sereins, conscients d’atteindre en ce jour l’ultime but d’un druide, d’autres semblaient inquiets, nerveux, ayant peur de faillir au dernier moment. Mais tous gardaient en leur cœur les paroles de Mashad : Pour le Bonheur de Titania.
Les armes étaient prêtes a frapper, les sorts prêts a être incanter. Dans le sous-sol sacré se trouvaient les réserves de potions que les Ovates fabriquaient depuis des mois. Les aspirants furent tenus informés. Lorsque la Vérité leur fut révélée, tout les druides ont pu lire sur leurs visages les sentiments qu’il avaient ressentit à l’annonce de cette vérité. Mais leur foi des aspirants était profonde, tous le savaient, et malgré les dangers ils acceptèrent de se battre : Pour le Bonheur de Titania.
L’impatience et la nervosité avaient atteint le point de non-retour quand enfin, le signe tant attendu de la Nature arriva.
Physalis se présenta en personne, son cœur d’Ent emplis d’humeur guerrière. « Il est temps » dit il. Dans toutes les têtes résonnaient encore les cris des animaux morts sous les coups des hommes, la fureur des Esprits vivants dans les arbres abattus et la douleur de Titania lorsque l’on touchait à Ses enfants, Sa Nature, Sa création. L’heure n’était plus aux questions. Il était temps d’agir, de prouver sa foi : Pour le Bonheur de Titania.
Tous connaissaient le but, détruire en premier la ville royale de Silversky. La rage au cœur, la peur au ventre, les druides sont montés à l’assaut de ses murs, tuant, massacrant les ennemis de la Nature et toujours scandant : par Lugh, pour Titania ! Les Esprits étaient à leurs cotés. Physalis les guidait, leur donnant des forces lorsque la tache semblait trop rude. Bientôt le château fut en flammes, il brûlait et la chaleur du brasier nous fit reculer. Les flammes montaient vers le ciel, crépitaient et le toit en s’effondrant emporta avec lui les cris des mourants.
La résistance s’organisât, les syliens a leur tête. Leur courage, leur volonté de vivre, de survivre ne furent pas suffisants. Ils se batterent comme des lions, faisant abstraction des anciens liens d’amitié, tentant de contrer la fureur des Esprits de la Nature et des druides, et durent fuir honorablement devant la volonté d’agir Pour le Bonheur de Titania.
Les combats faisaient rage. Partout les maisons brûlaient, partout résonnaient les râles des mourants, partout sur les vents les cris de haines envers les druides retentissaient. Ces cris venant d’amis, de parents, d’amants faisaient encore plus mal que les coups infligés par les défenseurs de la ville. Comment leur faire comprendre, a eux qui ne voyaient en les druides qu’un instrument de mort, que nous agissions pour la Nature qui leur avait tout donné et qu’ils ne respectaient pas, pour qu’Elle reprenne Ses droits sur ces terres saccagées par l’humanité, Pour le Bonheur de Titania ?
Les dernières poches de résistance tombèrent une à une. La ville brûlait et le brasier devait se voir à des milles a la ronde. Une odeur de mort, de chair brûlée, de fumée acre flottait dans la ville. Tous étaient hébétés, le visage noirci par la fumée des incendies, avec pour certains des sillons, des traces de larmes, sur les joues. Pleurs sur les amis morts, pleurs sur la haine pesante, oppressante que les survivants ressentaient envers les druides, pleurs sur cet ultime sacrifice que nous nous étions imposés Pour le Bonheur de Titania.
Mais la tache sacrée n’était pas achevée. Les haruspiciens qui avaient rasé Windhowl réclamaient de l’aide contre les bréhanites barricadés dans la ville centaure. Devant les portes de la ville, la Liche, sortie de son antre, réclamait ses droits sur l’île de Stonheim. La bataille contre elle fut des plus rudes, les pierres ont brillées mais notre foi nous guidait. La Liche fut vaincue et la ville centaure réduite a néant. Pour le Bonheur de Titania.
L’armée des druides est alors repartie au cercle, certains se battant encore et toujours, d’autres marchant comme des automates, n’ayant plus la force d’infliger la mort, n’ayant plus le courage d’ouvrir les yeux pour voir ce champ de ruines, ce champ de morts qu’étaient devenues les îles d’Althéa. Voyant quelques druides faiblir, l’Haruspice ou les Esprits ont alors envoyé la peste prendre le relais et terminer la tache sacrée Pour le Bonheur de Titania.
Soudain, après des heures, des jours, de cris de fureur, de hurlement de mort et de haine, le silence s’établit. Le sang séchait sur les lames, coagulait dans les blessures de la chair, mais les blessures du cœur et de l’âme restaient profondes. Sans voix, sans force, se demandant comment avoir un jour le courage de se regarder en face, tous se sont écroulés dans le cercle, dos aux pierres sacrées, essayant de retrouver en eux l’espoir, la foi, l’amour, la sérénité, ce qui avait fait d’eux ce qu’ils sont : des druides, agissant Pour le Bonheur de Titania.
Mashad est alors venu au cercle, porteur de ces paroles d’espoir :
« Ainsi vous avez réussit, la Nature sort victorieuse. La guerre fur horrible, la plus terrible qu’ai connu Althea, c’est certain. Mais la Nature vas reprendre ses droits. Nul mal ne lui sera fait maintenant. Titania ne connaitra plus que le bonheur et cela que par vous. Vous allez repeupler ce monde dans la tradition druidique et le respect de la Nature. Lugh et l’Haruspice sont unis, les deux morts ne forment plus qu’une. Les haruspiciens font partis de la Nature, tout comme l’explique l’histoire de ce monde. »
Ensuite il nomma druides de plein droit tout les aspirants ayant participé et survécut à la bataille.
C’est alors que Myriel se leva et ouvrit enfin la bouche après des heures de silence. Elle posa la question qui lui torturait l’âme et le cœur : « Titania est elle heureuse ? »
La réponse de Mashad lui apporta un peu de baume au cœur :
« Titania est heureuse de vous savoir en vie. Elle a souffert de vous voir combattre. Mais maintenant, elle ne vivra que dans l’amour et cela grâce à vous, grâce à vos sacrifices. Nous avons réussit. Ce monde sera comme l’aube des Elfes. Les Esprits pourront sortir allégrement. Il ne sera plus rare de voir Dryades, Nymphes au détour d’une foret. Que les Esprits vous protègent à tout jamais ! »
Chacun eut alors sur les lèvres les mots que Mashad avait deja prononcé : « Ma vie pour la Nature ». Et ce fut sur cette phrase, reprise en chœur par les druides, que le guide de la communauté de Goldmoon, après les avoir regardé tout a tour pour emplir sa mémoire de leur visages, se retourna et sortit du cercle. Nul ne le revit jamais plus.
Une douce voix s’éleva alors, une voix inscrite au plus profond des âmes. La voix de Titania emplis le cercle, ne disant que trois mot : « Je vous aime… ». Les larmes se mirent à couler sur les visages des druides. L’émotion était trop forte, le but de cette terrible guerre était atteint : Le Bonheur de Titania.
Lyre, sylphe d’une Oratrice brisée de chagrin et de fatigue,
Compagne de jeu d’une enfant devenue femme
Amie de Myriel, pour laquelle elle mettra tout en œuvre pour lui redonner le sourire et le goût de vivre.
Tags : bg, t4c28 mai 2006
Myriel -21-
L’amour entre Elson et Myriel
L’amour entre ces deux êtres était magique, si magique que Mindalann leur offrit un jour une surprise de taille. Elle les pré maria. Ce furent des mots si doux venant de la rôdeuse, des mots si touchant que les larmes de bonheur coulèrent sur les joues de la jeune femme. Au nom de Titania, elle leur donna sa bénédiction, elle qui avait eu tant de mal a accepter Elson dans la vie de Myriel l’accueillait à présent a bras ouverts. La nuit qui s’en suivit entre les deux jeunes gens fut douce et emplis de passion, leur amour et leur tendresse compensant l’ignorance et la maladresse. Ils allaient enfin se marier, ils allaient enfin déclarer leur amour a la face de tous et être bénis des Esprits. La date était fixée, Aladhia allait orchestrer la cérémonie. Myriel avait même préparé pour l’occasion une surprise a son amour.
A Toi
A Toi l'artiste de mon bonheur
A Toi dont l'amour fait chanter mon cœur
A Toi dont le sourire illumine ma vie
Ces petits mots, ce simple poème je te dédie
A Toi, source de tendresse,
A Toi, rivière de passion, ou sans cesse,
Je porte mes lèvres pour mon âme apaiser,
Je t'offre ce que je suis, ce que je serai
A Toi, phare dans la nuit,
A Toi qui me guide, m'éblouie,
A Toi dont les mains me font défaillir,
Je t'offre mon corps et mes désirs
A Toi, qui me donne des ailes,
A Toi dont les yeux m'ensorcellent
A Toi dont l'amour est pouvoir,
Je t'offre mes rêves, mes espoirs
Oiseau aux mille couleurs sans pareille
Océan de force, de douceur, de merveille
A Toi je m'unis pour la vie
Au nom de l'amour, aux noms des Esprits
Pour tout ce que tu es, pour tout ce que tu me donnes
Tu es mon amant, mon ami, ma vie.. "je t'aime Elson"
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