Mots, et maux, émotions

Ecrits, photos, a vous de lire, a vous de voir

10 septembre 2007

Paroles Plurielles n°53

La consigne :

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Le texte commencera par cet incipit : L'horloge indique vingt deux heures trente, mais elle est en avance...


Triste guet

L’horloge indique vingt deux heures trente mais elle est en avance, et maman en retard comme d’habitude.

Depuis que papa est partit, il a fallut qu’elle accepte ce travail pour nous faire vivre comme elle dit. Il est loin son travail, et elle finit souvent tard. Mamie viens me garder après l’école, elle m’aide dans mes devoirs, on mange ensemble et elle me lit une histoire dans mon lit, mais ce n’est pas comme maman.

Alors, tout les soirs, je fais mine de m’endormir et quand mamie est couchée, je me lève pour guetter maman derrière les fenêtres ovales de ma chambre. Des qu’elle arrive, je saute dans mon lit, ferme les yeux comme ça je peux sentir son parfum. Elle sens bon ma maman, si bon qu’on dirait un bouquet de fleurs. Et elle m’embrasse sur le front, un baiser tout léger car elle a peur de me réveiller. Il est si doux son baiser, si tendre qu’une fois endormie aucun monstre ne peut venir dans mes rêves.

Elle est vraiment en retard ma maman… ha une voiture ! Ho.. On dirait la police.. Pourquoi viennent ‘ils chez nous ? Ho.. C’est mamie que j’entends.. Pourquoi pleure t’elle ? Où est ma maman ?

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21 juillet 2007

Paroles plurielles n°51

La consigne :

Sur une photo de Courmarine

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Ecrire un texte ayant pour incipit : La surprise est de taille.

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De la vie d’un trottoir

La surprise est de taille, de taille 36 je dirais. Moi qui en ce dimanche matin ne suis martelé que par des chaussures de sport aussi ternes et insipides qu’un blanc de sèche, voila qu’un bout de pied mignon viens m’effleurer le bout du nez… heu du pavé.

Mais qui peut elle etre cette belle inconnue ? Est-ce une dame de petite vertu en quête de l’amant d’une heure ? Hum.. Si tôt le matin… étrange. Est-ce plutôt une dame austère se rendant à la messe ? Hum.. non plus. Elles ne portent pas de si aguichantes chaussures pour se rendre à la communion, le curé n’en reviendrais pas. En voila un mystère que cette bottine pointue. J’aime à imaginer qu’elle renferme des orteils menus aux ongles peints d’un rouge flamboyant, qu’elle enserre une cheville d’une finesse exquise.

Ha ! Pouvoir me transformer en une main en l’instant, arrêter le temps et remonter tendrement le long de cette jambe qui ne peut qu’être gainée de soie. Mais je m’égare… Je ne suis que pierre et ma froideur la rebuterai.

Vas joli pied, courre vers ton destin. La rencontre de ton petit talon avec ma dure écorce a enchanté ma journée.

Posté par Tylymymy à 20:01 - Pour Paroles Plurielles - Un petit mot [1] - Permalien [#]
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07 juillet 2007

Paroles plurielle n°50

La consigne :

Vous allez raconter une petite histoire, avec les petits bouts de phrase suivants qui se retrouveront dans l'ordre dans votre texte:

- Elle est debout (incipit)
- Que se passe-t-il?
- C'est un parti pris
- Des affreuses chaussettes de couleur verte
- Et ce jour-là, le soleil s'est levé comme d'habitude(dernière phrase)

_________________________________________________

Sur la falaise

Elle est debout, seule face à la mer, en haut de la falaise. Elle est debout, le regard rivé sur l’horizon, les yeux brûlant de larmes, noyés par le sel, le vent, la mer et les embruns. Elle ne vois plus, n’entends plus, embuée dans ses souvenirs, le cœur emplis de désespoir.

Elle est debout, immobile, statue de pierre dont la froideur envahie peu à peu son âme. Elle est debout, seule comme elle ne l’a jamais été, depuis ce matin ou le son du tocsin s’est élevé dans le village.

« Que se passe t’il ? » ces quelques mots résonnent encore dans sa tête, ces mots repris par tout les habitants se précipitant vers la place de l’église. Elle sent encore les regards qui lentement se sont tournés vers elle, ces regards emplis de tristesse et de compassion. Elle revoit le Maire s’approcher, les mains tendues, prêt à lui distiller des gestes de réconfort et des mots annonçant le malheur.

Elle a fuis, fuis ces mots, fuis la vérité trop douloureuse. Elle s’est enfuie en courant dans le vent et la tempête, courrant à en perdre haleine pour ne pas entendre ce cri déchirant d'angoisse qui montait dans sa gorge. Elle a couru pour ne plus les voir, ne plus les entendre, pour ne pas savoir, pour effacer l’horreur, pour retrouver son passé en fuyant cette vie qui s’annonçait sans avenir. Elle a couru jusqu'à lui, cet océan qui de tout temps a su effacer ses chagrins, lavés par les vagues salées déferlant sur les rochers, la laissant vierge de toute peine.

Et depuis elle est seule… Seule à attendre un signe, un semblant d’espoir.

Elle ferme les paupières, se réfugie à l’intérieur d’elle-même, au fin fond de sa mémoire et de ses souvenirs. Elle sent encore sur sa peau ses rudes mains d’homme qui savaient se faire douceur et tendresse pour la caresser. Elle se souvient de ses baisers, de sa bouche gourmande explorant son corps.

Ils se sont aimés hier. Etait ce seulement hier ? Ils ont fait l’amour comme chaque nuit, comme chaque fois, comme si c’était la dernière fois. Leurs corps se sont emmêlés, se sont découverts, ouverts l’un a l’autre dans le désir, le plaisir et l’amour.

Elle retiens un soupir, sentant a nouveau monter en elle cette déferlante qui les a emporté. Un tremblement agite ses lèvres quand elle croit reconnaître dans le vent sa voix d’homme si profonde, si grave, si tendre, cette voix qui la faisait frémir quand il lui disait des mots d’amour.

Elle ouvre la bouche, mais aucun son ne sort. Dans son esprit torturé de chagrin, les questions fusent : «  Pourquoi ? Pourquoi as-tu pris la mer alors que la tempête s’annonçait ? Pourquoi m’as-tu quitté… pourquoi ? ». Elle tends les bras vers l’océan, tends ses pensées vers lui et hurle soudainement : « Je ne pourrais jamais vivre sans toi ! ».

Elle tombe a genoux, guettant la réponse dans le vent qui souffle en rafale autour d’elle. Un murmure semble venir a elle « Mon amour… Jamais n’existe pas.. Deux êtres ne peuvent s’aimer toujours, c’est un parti pris, la vie continue, la terre tourne toujours autour du soleil, même sans moi… adieu mon amour. »

Elle se relève,  luttant contre elle-même, contre les larmes, contre la tempête qui soulève sa longue robe, dévoilant des affreuses chaussettes de couleur verte, ces chaussettes qu’elle portent tout les matins et dont il se moquait gentiment.

Elle est debout, seule… Elle est debout et dans l’air glacé de l’aube elle lance sa malédiction, crache sa douleur :

« Je te maudis Seigneur, je ne crois plus en Toi. On te dit Amour, tu n’es qu’égoïsme Je crache sur Toi et sur cette terre, sur cette vie. Jamais plus la chaleur ne reviendras, jamais plus le jour ne renaîtra… l’amour est mort et… »

Elle ne peut finir sa phrase, une rafale plus forte que les précédentes l’entoure, la happe et l’entraîne tourbillonante vers les flots déchaînés, vers la fin…

Sur la falaise, il n’y a plus personne. Seul le vent continue de hurler, comme un écho a cette malédiction. Peu à peu il s’apaise, le ciel vire au gris, au rouge, s’embrassant subitement. Et ce jour la, le soleil s’est levé comme d’habitude.

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08 octobre 2006

Paroles plurielles consigne n°31

7237235_p Sur cette photo écrire un texte à couleur surréalistes commencant par : Au matin le verre était vide


Ivresse

Au matin, le verre était vide.

Et envolée l’ivresse volée à cette nuit désenchantée, ce temps ou j’ai tendu la main vers l‘espoir, effleurée du bout des doigts ses plumes soyeuses. Il s’est enfui, parti à tire d’aile vers l’immensité bleue.

Je lui tourne le dos. Je suis en route vers l’amer. La mer tue me disait ma mère, l’amer aussi d’ailleurs. Plus sûrement si ce n’est plus rapidement.

Le désespoir noyé dans un océan de rancœur me fera sombrer aussi facilement que la dune sableuse attaquée par les flots.

Tomber dans la sombre solitude…

Sombrer dans la tombe des incertitudes…

Au matin le verre était vide et mon destin était ailleurs, au fond de ce puits ou je puiserai les forces pour remonter à l’air libre.

Revoir la lumière…

Au matin le verre était vide et ce soir à nouveau emplit pour une autre nuit d’ivresse…

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04 octobre 2006

Paroles plurielles consigne n°30

6943360_p Sur une peinture de Guillemard, ecrire un texte court commençant par : Je ne l'aime pas, mais tant pis.


Contredanse pour contrebasse

Je ne l’aime pas mais tant pi. De toute façon, qu’y puis-je ? Il m’a choisit, sans me demander mon avis. Il m’a obligé à le suivre dans cet endroit répugnant ou il joue sa symphonie siphonnée, martelant mes cordes, ne leur laissant aucun répit.

Il a eu beau mettre son beau costume noir, il ne sera jamais Ray Brown. Ha lui je l’aimais ! Il pinçait mes cordes avec délicatesse, il me faisait vibrer en finesse. Pour lui, je donnais le meilleur de moi-même. Le pizzicato sous ses doigts devenait magique, et lorsque Ella se mettait à chanter, ma voix s’accordait à la sienne, et ensemble nous voyagions au rythme du jazz.

Ha ! C’était le bon temps ! J’aurais préféré rester à l’arrière boutique de ce magasin de musique, à prendre la poussière sur mes rondeurs généreuses, à rêver mes souvenirs de gloire, plutôt que de subir l’étrange concert de ce dérangé. Ouch ! Mais c’est qu’il vas finir par me casser une corde s’il continue ainsi…

Posté par Tylymymy à 09:50 - Pour Paroles Plurielles - Un petit mot [2] - Permalien [#]
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16 septembre 2006

Paroles plurielles consigne n°29

6648819_p Ecrire un texte erotique court, dans lequel tout est suggéré par métaphores ou périphrases


Ode parfumée

Elle,

Parfum envoûtant et voluptueux,

Aux saveurs orientales

Le jasmin, la rose

Et la sensualité de l’ambre.

Lui,

Tout en fraîcheur,

Et odeurs marines,

Un parfum iodé

Rappelant la fureur des tempêtes.

Eux

Par petites touches délicates,

Les senteurs se frôlent,

Se recherchent.

Elles se goûtent

Du bout des lèvres,

Du bout du nez.

Elles s’enhardissent,

Se déroulent,

S’enroulent

L’une autour de l’autre.

Liane de senteurs

Bouquet de parfums.

Elles se mêlent,

S’emmêlent,

Se confondent,

Ne font plus qu’une.

Vague de plaisir

Eclatant en milliers d’odeur.

Odeur du soleil d’été,

Du sable chaud, épicé.

Odeur des vagues,

Se jetant sur la falaise.

Odeur du vent,

Porteur de toutes les folies.

Odeur de la terre,

Et de sa fertilité.

Posté par Tylymymy à 23:31 - Pour Paroles Plurielles - Un petit mot [2] - Permalien [#]
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29 août 2006

Paroles plurielles consigne n°28

Apres une desertion d'un mois, je reprends la plume et le calvier. voici donc la consigne pour Paroles plurielles numero 28

6337262_p A partir de cette photo, faire un texte court se terminant par "j'ai terriblement besoin de faire pipi."

J'ai ecrit deux textes que je vous livre ici, c'est le premier que j'ai soumis a Paroles plurielles, a vous de me dire si j'ai eu raison ou non.


Absence

Boum j’suis mort. J’suis tombé là, à coté de toi en te tenant la main. En fait on est mort tout les deux et comme ça on part pour le Paradis ensemble. Et on restera toujours ensemble !

J’sais bien qu’c’est pour de faux, que je fais comme si. Mais un jour je mourrirai et j’irai te rejoindre mon papa. C’est toi qui m’as appris à faire des bonhommes dans le sable, c’est toi qui m’as dit que le rêve était permis.

Alors, je veux rêver un peu qu’on est là tout les deux, et que maman elle est plus triste. Juste un peu, pas trop longtemps parce que là j’ai terriblement besoin de faire pipi


Le 6eme jour

« Je t’ai crée, de cette grossière esquisse faite dans le sable, je t’ai fait toi l’être parfait, a mon image dirons certains, plutôt a l’image de ce dessin. Bientôt tu ouvriras les yeux pour découvrir ce monde qui t’attends, tu prendras conscience de tes pieds qui sont faits pour parcourir les chemins de la terre. Tu découvriras tes mains grâce auxquelles tu créeras des merveilles. Ton corps est une magnifique machine, chacun de tes membres, de tes organes sont programmés pour accomplir de grandes choses. Je t’ai crée et je t’offre le monde, un monde digne de toi, digne de ta future splendeur, de ta future grandeur. Lèves toi petit homme, lèves toi ma créature, ouvre les yeux et vois ce que j’ai fait de toi, ce que j’ai fait pour toi. Parle ! Je t’ai doté de la parole, exprime ta reconnaissance, exprime ton émerveillement ! »

L’enfant parla, et ses mots restèrent à jamais gravé dans la mémoire de son créateur, qui des milliers d’années plus tard, voyant le résultat de sa triste expérience, se demandait encore dans quel rouage un grain de sable avait pu glisser.

« J’ai terriblement besoin de faire pipi. »

Posté par Tylymymy à 14:13 - Pour Paroles Plurielles - Un petit mot [3] - Permalien [#]
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15 juillet 2006

Paroles plurielles consigne n°27

La consigne : un texte a trous, avec la liberté totale de remplir les espaces

Après quelques minutes de marche, il…………………..........sur………………………...........qui menait  à………………......., poursuivi …………………………………………. tête.
Il…………………………et……………………entre ses doigts, car……………………………...............terre entière………………………….
Puis il reprit…………………........en essayant…………………………
En réalité………………………............bord de mer……………..…………………………………………...........déprimer.
Il …………………………….....chemin et…………………………


5eme dimension

Apres quelques minutes de marche, il s’arrêta.

Indifférent a tout ce qui l’entourait, il fit un tour sur lui-même, refaisant mentalement le  chemin qui menait à sa propre folie. Son regard tomba sur ses traces de pas, qui à cet endroit précis rejoignaient ses empreintes laissées la veille. Il fut repris par cette sensation étrange d’être épié, manipulé, poursuivi par lui-même, à la fois chasseur et gibier dans une aberrante histoire sans queue ni tête.

Il leva les yeux au ciel et, comme la veille et les jours précédents à la même heure, il constata que la neige tombait en tourbillonnant. Il tendit la main pour tenter de la retenir entre ses doigts, car son esprit n’arrivait pas à admettre l’absurdité de ce banc coton recouvrant cette île paradisiaque. La terre entière semblait devenue folle et lui ne savait ou se situer dans cette folie.

Puis il reprit sa route, mais a reculons, en essayant de remettre ses pas dans ses empreintes. Il voulait revenir au point de départ, à l’instant ou tout avait basculé dans son esprit. Il pensait en avoir pour des heures. En réalité, cela ne lui pris que quelques instants. L’île était petite, très petite, et le temps paraissait lui aussi avoir rétrécit. La nuit allait bientôt tomber sur ce bord de mer. Il le savait, un noir sombre, sans étoile, sans lune, une noirceur qui lui faisait peur et le faisait déprimer.

Il pouvait sentir cette frayeur faire en lui son chemin et il tentait de la combattre de toutes ses forces. Ses cinq sens lui disaient qu’il était fou, son esprit refusait d’admettre cette folie. Brusquement le jour disparu, dans ce noir d’encre il poussa un hurlement….

« Il est temps de la ranger, dis une voix. Tu rejoueras avec la boule de verre demain » 

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30 juin 2006

Paroles plurielles consigne n°26

t_clairedoctissimoSur un montage de peinture de Christophe Renoux , la consigne : commencer le texte par "l'unique ascenseur de l'immeuble est momentanèment hors d'usage".


Le réparateur

« L’unique ascenseur de l’immeuble est momentanément hors d’usage… Momentanément, ça fait quand même trois mois que ça dure. Mais au moins ça mets d’l’animation, on s’croise dans les escaliers, on discute sur les paliers.

Avant, dans l’ascenseur, tout le monde se r’gardait en chien de faïence, la main sur son sac ou sur son portefeuille, comme si on allait s’faire détrousser. Un bonjour a peine murmuré, un au revoir inaudible… Personne ne connaissait personne, et on ne voulait surtout pas s’connaître. La peur, j’vous dis, la peur.. De quoi, j’en sais fichtre rien ! Peut être de voir quelqu’n entrer dans son intimité, un viol moral comme ils disent a la télé…

Mais maintenant, tout a changé. Tenez la vieille dame du 4 ème ! Celle qui passait son temps à ronchonner et à tenter de donner des coups de cannes aux jeunes ! Ben les jeunes, ce sont eux qui lui montent ses courses, sans oublier la bouffe pour ses chats. Elle les invite même à goûter. Pensez si ça les fait rigoler ces jeunots, ils ont quand même dans les 17 ans, alors une tartine beurrée et un carré de chocolat…Mais bon ils acceptent, ils ont bon cœur ces p’tiots.

Et m’sieur Roger ! Vous savez celui qu’était toujours prêt à appeler les flics pour un oui, pour un non. Sa porte est grande ouverte désormais et n’importe qui peux passer le voir pour des conseils de cuisine. Ben oui, il est cuistot m’sieur Roger, et personne le savait.

Et le mieux, le mieux, ce sont les jumelles du 5 ème. On les voyait très peu, toujours discrètes, légères comme des papillons. On s’apercevait a peine de leur présence qu’elles étaient déjà parties, a se d’mander si elles existaient vraiment ou si elles étaient un rêve…Pourtant elles sont biens jolies, toujours bien vêtues de couleurs vives, mauves, vertes, jaunes, des papillons j’vous dit… Ben croyez moi ou non, mais a force de rencontrer les frères Duponrand dans les escaliers, un p’tit bonjour par ci, un sourire par là, maintenant y a comme du mariage dans l’air, et tout l’immeuble est invité !

Ha cet ascenseur, il est momentanément hors d’usage… ben croyez-moi, le momentané il vas durer, il est pas prêt de remarcher…. Comment je l’sais ? Ben pardi ! C’est moi l’réparateur ! »

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21 juin 2006

Paroles plurielles consigne n°25

t_t_fantomes  Sur cette photo, terminer le texte par : m'offrir a celui qui ne me voyait pas.


Sultane d’un soir

Captive parmis d’autres, je fut vendue au sultan de Rabat. Enfermée dans son harem, j’errais comme une âme en peine, ne voyant qu’a travers un brouillard la magnificence des pièces emplies de coussins et de tapis aux couleurs chaudes. Il n’y avait que dans les jardins que je retrouvais un peu de mon pays. La nostalgie me serrait le cœur, et la beauté harmonieuse des plantes et bassins était troublée par mes larmes.

J’étais rebelle a mon nouvel état, perdue au milieu de toutes ces femmes caquetantes et médisantes. Puisque m’enfuir était hors de question, me laisser mourir était devenu mon unique but.

Un jour pourtant, tout changea. Le sultan, cet homme qui était devenu mon maître, vint au harem. Mon regard se posa sur lui et mon cœur fut emprisonné. Il était grand, la peau couleur de sable, les cheveux noirs et les yeux de velours caressant. Hélas ces caresses ne s’adressaient pas a moi. Pas un instant ses yeux ne m’effleurèrent. Qu’étais je a coté de ces grands et blondes slaves, ou de ces beautés mystérieuses du désert ? Rien qu’une petite paysanne un peu terne…

Mais un soir, je tint ma chance. Je fut désignée pour danser pour lui. Je choisis d’interpréter la danse des 7 voiles. Sur un air de musique passionné, avec des gestes langoureux, j’ôtais un a un mes voiles. C’est ainsi que, totalement dénudée, je pus enfin m’offrir à celui qui ne me voyait pas

Posté par Tylymymy à 14:48 - Pour Paroles Plurielles - Un petit mot [0] - Permalien [#]
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