08 octobre 2006
Paroles plurielles consigne n°31
Sur cette photo écrire un texte à couleur surréalistes commencant par : Au matin le verre était vide
Ivresse
Au matin, le verre était vide.
Et envolée l’ivresse volée à cette nuit désenchantée, ce temps ou j’ai tendu la main vers l‘espoir, effleurée du bout des doigts ses plumes soyeuses. Il s’est enfui, parti à tire d’aile vers l’immensité bleue.
Je lui tourne le dos. Je suis en route vers l’amer. La mer tue me disait ma mère, l’amer aussi d’ailleurs. Plus sûrement si ce n’est plus rapidement.
Le désespoir noyé dans un océan de rancœur me fera sombrer aussi facilement que la dune sableuse attaquée par les flots.
Tomber dans la sombre solitude…
Sombrer dans la tombe des incertitudes…
Au matin le verre était vide et mon destin était ailleurs, au fond de ce puits ou je puiserai les forces pour remonter à l’air libre.
Revoir la lumière…
Au matin le verre était vide et ce soir à nouveau emplit pour une autre nuit d’ivresse…
04 octobre 2006
Paroles plurielles consigne n°30
Sur une peinture de Guillemard, ecrire un texte court commençant par : Je ne l'aime pas, mais tant pis.
Contredanse pour contrebasse
Je ne l’aime pas mais tant pi. De toute façon, qu’y puis-je ? Il m’a choisit, sans me demander mon avis. Il m’a obligé à le suivre dans cet endroit répugnant ou il joue sa symphonie siphonnée, martelant mes cordes, ne leur laissant aucun répit.
Il a eu beau mettre son beau costume noir, il ne sera jamais Ray Brown. Ha lui je l’aimais ! Il pinçait mes cordes avec délicatesse, il me faisait vibrer en finesse. Pour lui, je donnais le meilleur de moi-même. Le pizzicato sous ses doigts devenait magique, et lorsque Ella se mettait à chanter, ma voix s’accordait à la sienne, et ensemble nous voyagions au rythme du jazz.
Ha ! C’était le bon temps ! J’aurais préféré rester à l’arrière boutique de ce magasin de musique, à prendre la poussière sur mes rondeurs généreuses, à rêver mes souvenirs de gloire, plutôt que de subir l’étrange concert de ce dérangé. Ouch ! Mais c’est qu’il vas finir par me casser une corde s’il continue ainsi…








